Le versant nord des Tre Cime avec de gauche à droite : la Cima Piccola, la Cima Grande et la Cima Ovest
Les Tre Cime di Lavaredo sont les parois parmi les plus connues des Dolomites et La Comici située en face nord de la Cima Grande une voie mythique.
En 1933, EmilioComici, le grimpeur le plus fort de l’époque et connu comme « l’ange des dolomites », accompagné des frères Dimai, a réalisé la première ascension de la Face nord de la Cima Grande, un véritable exploit à l’époque !
Pour nous cette escalade restera un grand souvenir de grimpe familiale et entre amis !
Nous avons formé 2 cordées : Mathew-Jérôme et moi avec mes fils Matthieu et Clément.
Le Parc naturel du Mercantour est le plus récent de nos trois parcs nationaux après la Vanoise et les Écrins. Depuis 1987 il est jumelé avec le parc de l’Argentera (Parco naturale Alpi Marittime), qui le prolonge au delà de la frontière italienne et ce pour rationaliser la protection et la gestion de leur patrimoine naturel commun, comme par exemple des actions sur les espèces menacées, bouquetin ou gypaète barbu. Le Mercantour s’étend de la vallée du Verdon jusqu’à la vallée de la Bévéra et est composé de 6 secteurs : Roya Bévéra (Tende), Haute Vésubie (St Martin-Vésubie), Moyenne Tinée (St Sauveur-sur-Tinée), Haute Tinée (St Etienne-de-Tinée), Haut Var (Entraunes), Haute Ubaye(Barcelonnette). Le Massif du Mercantour est un espace de haute montagne tout proche de la Méditerranée. Quelques sommets dépassent les 3000 mètres. Le point culminant est le Gélas (3143m), le pic de l’Argentera étant à 3297m. Citons également le mont Ténibre (3031m) et le mont Clapier (3045m). Les plus hauts sommets du Mercantour ont été gravis fort tard, bien après les sommets des Alpes du nord. Sans atteindre la splendeur des paysages glaciaires des hauts massifs, le Mercantour possède l’immense avantage de rester très sauvage et authentique, à l’écart des « usines à ski » des Alpes du Nord ! En 6 grandes journées nous avons parcouru quelques unes de ces cimes, entre Haute Tinée et Haut Var et nous n’avons croisé personne, excepté au Mont Mounier le bien nommé.
Les participants :
Le déroulement :
Samedi soir : arrivée à St Dalmas de Selvage (petit village au dessus de St Etienne de Tinée) après 5h de route depuis Bourgoin. Nous sommes hébergés dans le gîte d’Anne-Marie.
Dimanche : le Mont Mounier depuis Roya (1499m). Remontée du vallon de Sallevieille (ça ne s’invente pas !) pour rejoindre l’épaule au pied de l’arête nord . Quelques pas d’escalades aériens mènent à la très belle croix sommitale (2817m). Dénivelé de montée : 1400 m. Retour par le même itinéraire.
Lundi : le col de la Roche Trouée (2583m) et la pointe de la Côte de l’Âne (2916m) depuis St Dalmas de Selvage (1500m). Remontée du vallon de Gialorgues jusqu’au refuge du même nom, puis col de la Roche Trouée. Dénivelé de montée : 1100m. Descente en face nord par une belle pente raide en neige dure… pour rejoindre le haut du vallon de Sanguinière. Pause « casse-croute » : il est midi !!!!!! Une fois rassasiés, ascension par un vent d’une rare violence de la face ouest de la pointe de la Côte de l’Âne qui s’atteint par une fine et aérienne arête de neige suivie d’une escalade débonnaire de la pyramide rocheuse sommitale. Dénivelé total de montée : 1500m. Descente sur le vallon de Sanguinière pour rejoindre le hameau d’Estenc (1778m) au cadre enchanteur. Etape au relais hôtel de la Cayolle chez Axelle.
Mardi : col du Colombier (2759m), Tête du Colombier (2789m) et Tête de Sanguinière (2856m). Remontée aux cabanes de Sanguinière (2049m), puis au col du Colombier par une pente large et bien raide. A gauche du col, montée à la tête du Colombier par une arête mixte facile. A droite du col, traversée par une belle arête de neige sur la tête de Sanguinière. Dénivelé : 1200m. Descente sur le col de la Braisse (2599m) puis le vallon de Sanguinière et le vallon du Bachelard jusqu’au gîte de Bayasse (1800m) chez Olivier.
Mercredi : col de la Bonette (2715m), Cime de la Bonette (2860m), Pointe de Chaufrède (2686), col de Colombart (2539m). Remontée du vallon de la Moutière jusqu’à la cabane du même nom (2686m) d’où l’on rejoint le vallon deRestefond, puis le col de la Bonette. Deux options furent prises : un groupe rejoint le col de Colombart par le vallon de Chaufrède (dénivelé 1300m); l’autre groupe monte à la cime de la Bonette par une large épaule, puis traverse par une longue arête délicate… sur la pointe de Chaufrède (dénivelé 1100m) et rejoint l’autre groupe au col de Colombart (vous me suivez ?). Descente bien raide sur le vallon de Colombart, puis le vallon de Sestrière jusqu’à St Dalmas de Selvage.
Jeudi : l’Alpet (2568m) par la crête du Content, puis la Baisse de Marseille (2518m) par encore une longue et belle arête et enfin, le Bec de Marseille (2743m), par une large face bien raide en neige très dure… Retour à St Dalmas de Selvage par le même itinéraire. Dénivelé pour l’Alpet : 1100m. Dénivelé pour le Bec de Marseille : 1500m
Vendredi Saint : il neige… journée de transit où l’on retourne en voiture à Estenc dans la ferme auberge des Louiqs chez Gudrun (1700m).
Samedi : nous projetions la cime de Pal (2818m). Par le vallon de l’Estrop on rejoint le terrible Entonnoir… puis la cabane de l’Estrop (2374m). On passe sous le col deGialorgues pour rejoindre la Baisse de la Boulière (2629m). Mais la neige tombée pendant la nuit se transforme vite et la prudence nous fait renoncer à la Cime de Pal. Nous rejoignons la Tête de la Boulière (2708m) par une fine arête digne de Samivel. Retour par le même itinéraire. Dénivelé : 1100m
Puis on quitte Estenc à regret pour rentrer à la maison, mais on reviendra pour le Ténibre, c’est promis, Josette!
Nous avons passé ensemble une superbe semaine dans des paysages magnifiques. L’accueil dans les gîtes a été de très grande qualité. La nivologie était parfaite : bref que du bonheur !!!
Remerciements :
– Un grand merci à Josette et Marie-Pierre qui sont passées de la Silvretta au Mercantour en un temps record !
– Un grand merci également pour l’accueil exceptionnel qui nous a été réservé dans les gîtes :
– St Dalmas de Selvage chez Anne-Marie (04 93 02 41 61)
– Estenc : Relais de la Cayolle chez Axelle (04 93 05 51 33)
Une grande voie d’escalade artificielle dans l’un des secteurs les plus sauvages et engagés de la falaise de Presles, que j’ai parcouru plusieurs fois.
A l’époque quand Jérôme m’a parlé de bivouaquer en paroi avec un portledge, comme entrainement, avant d’aller faire Salathé à El Capitan dans le Yosémite avec Clément, j’ai pensé sans hésiter à la Conque !
300m de haut pour 60m de dévers
12 longueurs
Retraite très compliquée à partir de la 4ème longueur
Équipement en place vétuste
Pour pimenter le tout il a neigé pendant la nuit.
Cerise sur le gâteau, le 2ème jour un base-jumper a plongé au dessus de nous !
A l’époque la qualité des films n’était pas encore celle d’aujourd’hui.
Mais peut importe, la vidéo rend bien l’ambiance austère de la paroi et la franche rigolade de ces 2 superbes journées.
Le Grand Manti, bien visible depuis la Chaîne de Belledonne, possède une remarquable face Est de couleur jaune qui lui donne une allure impressionnante de Big-Wall ! En principe, le jaune est souvent signe de mauvais rocher; une visite dans cette vaste et austère paroi le confirme; le « caillou » est « craignos » et jouera forcément sur les nerfs du grimpeur… Seule la partie droite est une rampe de rocher gris, parcourue par la très classique voie de…. La Rampe ouverte en 1965 (11, 12 juillet par M. Mariet, A. Parat et Y. Seigneur) et qui malgré une cotation abordable reste une affaire sérieuse. Parmi les autres voies ouvertes, on peut citer : – la Voie du Pilier ouverte les 24, 25 et 26 juillet 1966 par PH. Alphonse, A. Guirado, A. Pêcher et JC. Planchon – la Voie Centrale ouverte les 5,6 et 7juin 1968 par G. Nominé, B. Tahon, et B. Vartanian voie extrêmement engagée et exposée… Tous ces itinéraires sont peu visités et inspirent le respect.
Puis en 2001/2002 Philippe Mussato, Benoît Peyronnard et Gaël Bouquet des Chaux ouvrent TITANIC : Topos : 500m – Abo – 7C – 7a obligatoire (cotation Chambotte pour les connaisseurs…) La voie monte à l’aplomb du haut de la traînée grise de la rampe qu’elle rejoint. Clément s’est joué merveilleusement en 9h des petits pièges du rocher « sucrailleux » des premières longueurs, puis « cartonné » de la partie médiane, le tout assuré par son vieux Papa au « taquet » et au « jumar » !!! Que c’est dur d’être père de famille… Descente en rappels sans problèmes en 1h20.
Félicitations aux ouvreurs pour tout le travail de nettoyage qui a été effectué (les travaux d’Hercules dans le bas) ainsi que par le fabuleux tracé qu’ils nous ont dégoté, l’équipement est plus que correct et les cotations sévères… Bref nous sommes ravis de cette ligne et sommes impatients de visiter sa voisine de gauche qui serait encore plus dure!!!
En juin 2002, Jacques nous a quittés tragiquement au passage de la Vire Amieux en montant au refuge de l’Aigle.
Les 4 et 5 juillet 2003, Gilles, Jean, Yves, Pascal, Jérôme et moi fixons une plaque à son souvenir un peu au dessus de la vire.
Elle est discrète, il faut escalader à la verticale de la partie gauche de la vire pour la découvrir.
Le premier jour, Pascal, Jérôme et moi, après une courte nuit au parking du Pont des Brebis, montons au sommet du Doigt de Dieu.
En fin d’après-midi Gilles et Jean nous rejoignent pour un bivouac sous le Col du Bec de l’Homme.
Le lendemain nous montons tous à la Meije Orientale et au retour nous fixons la plaque.