Galère dans le Vercors – 14 juin 2018

Dans la série « Je refais les grandes voies d’escalade de ma jeunesse », l’objectif du jour : le Spigolo aux Deux-Sœurs, avec l’ami Ludo.
A 8h15, nous arrivons au parking situé au dessus de Prelenfrey, dans un brouillard épais et un petit vent frisquet, cela n’entame pas l’optimisme inoxydable de notre cordée.
Parvenus à  l’aplomb du Col de l’Arzelier, nous nous élevons par une bonne sente en lacets, puis par un couloir et de raides gradins exposés, nous arrivons à l’attaque dans le brouillard et de fortes rafales de vent.
Enfin, la première longueur ruisselle, c’en est trop : nous renonçons !
Il est 10h et un plan B s’impose : ce sera Presles.
Retour au parking au pas de charge par la belle sente aérienne qui longe les falaises des Deux-Sœurs.
Transfert routier vers le sud, via la vallée de l’Isère et à 14h30 nous quittons le parking de Presles pour la Discrète dans le secteur du Nid d’Aigle.
Arrivé au départ de la voie, je constate dépité que dans la précipitation; j’ai oublié mon baudrier à la voiture.
Décidément cette journée est maudite…
Après 45 minutes de marche éreintante en plein soleil,  je suis liquéfié et les jambes bien entamées…
15h45, la grimpe commence enfin.
Après 5 longueurs, l’escalade se durcit et nos bras aussi, alors nous bifurquons dans l’ultra-classique Nid d’Aigle pour sortir sereinement sur le plateau !
 

La trace de l’approche du Spigolo :

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Nos aventures tout en images :

 

 

 

 

 

 

 

Le Trident de Cognet – Gorges du Drac – 15 juin 2018

Ce vendredi je n’avais pas classe et, pour ne pas me laisser traîner dans les rues de Grenoble, mes parents ont eu la bonne idée de m’envoyer chez mes grands-parents.
Du coup j’ai du aller grimper avec mon Papé.
Papé c’est mon grand-père, et il ne pense qu’à grimper et à grimper des voies longues.
Nous sommes allés à Cognet, faire la Voie du Trident, avec son copain Ludo. Il est comme ça Papé, il grimpe toujours avec des copains.
Ça nous a pris la journée, car il y a 14 longueurs, avec même un rappel au milieu.
Le caillou est un peu cassé et fait mal aux doigts, mais sinon ça va.
Le moment qui m’a fait le plus peur, c’est pas la longueur en 6b, mais dans la voiture de Ludo.
Il est comme ça Papé, il prend jamais sa voiture !
Papé et Ludo ont fait des photos.

Marceau

 

Aiguille du Goléon (3427m) – Massif des Arves – 10 juin 2018

L’anticyclone se fait désirer et les journées orageuses n’en finissent pas.
Une nuit étoilée, par contre, est annoncée pour la nuit de samedi à dimanche, avec retour des nuages dès 8h.
Ragaillardis par cette bonne nouvelle, nous décidons de terminer en beauté notre saison de ski de randonnée par l’Aiguille du Goléon.
Pour éviter un énième lever tôt, nous montons tranquillou au refuge du Goléon, samedi en fin d’après-midi après une sympathique fête des voisins.
Ce beau refuge en pierre et en bois est posé au bord du lac éponyme, face à la reine Meije.
Excellent accueil de Guy le gardien qui de plus s’avère être un excellent cuisinier; la polenta aux saucisses, je vous dis pas…
Après cette journée gastronomique la nuit fut douce.
Les prévisions matinales sont exactes et la Meije ne s’est pas reflétée longtemps dans le lac !
Malgré un ciel rapidement nuageux, nous avons bouclé la saison en remontant l’arête du Goléon étonnamment sèche.
Hormis la pente sommitale, ce ne fut pas du grand ski et nous rangeons nos spatules sans regret…

Pour le ski, à l’année prochaine.

 

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Pic de l’Étendard (3464m) – Massif des Rousses – 2 juin 2018

Toutes les années on se le dit, « juré, craché » : cette fois-ci sera la dernière !
Et puis on oublie que la montée au Pic de l’Etendard depuis le Col de la Croix de Fer est une énorme bavante toute en longueur, presque 24kms aller-retour et 1600 m de dénivelé.
Mais au final, quelle belle course !
Du sommet, le panorama est vraiment exceptionnel, avec les Aiguilles d’Arves particulièrement photogéniques, les massifs de Belledonne, du Taillefer, des Écrins, de la Vanoise, du Mont-Blanc
La longue descente de la cime jusqu’au plat du Glacier de Saint-Sorlin est souvent en bonne condition et très agréable à skier.
Et puis il y a les lacs, qui sont de toute beauté, avec leurs trous d’eau couleur émeraude.

L’année prochaine, on y retourne ?

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Les Deux-Sœurs – Voie du Toit à la Pointe Sophie – Massif du Vercors – 25 mai 2018

Les Deux-Sœurs sont composées du sommet sud, le plus élevé,  appelé Agathe (2193m) et du sommet nord, appelé Sophie (2162m).
Chaque paroi domine le pierrier d’environ 400m.
Entre les deux, en face est, monte le sentier du Col des Deux-Sœurs.

La voie du toit qui se déroule en face est de la Pointe Sophie a été ouverte en 1957 par Serge Coupé et 3 compagnons.
C’est une escalade que je connais bien, pour l’avoir parcourue en septembre 1994 avec 2 copains et en octobre 1996, dans le cadre d’une collective de l’Asvf Montagne de Villefontaine !
Aujourd’hui, bien des années plus tard, c’est mon ami Steve qui m’accompagne, merci à lui.

Escalade dans l’ensemble soutenue sur 300m et 10 longueurs.
Le passage du toit est particulièrement photogénique et sa traversée plus impressionnante que difficile.
La voie a été ré-équipée :
A chaque relais il y a désormais 2 belles plaquettes (c’est bien), mais elles brillent par leur rareté dans les longueurs.
Ce qui n’est pas trop gênant si l’on n’a pas oublié à la maison, coinceurs et friends.
Pour exemple, dans les 20 premiers mètres de la dalle compacte de l’avant-dernière longueur,  l’espacement excessif entre 2 plaquettes rend le passage vraiment expo !
J’ai pas mal « gambergé » et puis j’ai fini par trouver la solution, en posant sans trop y croire 2 coinceurs dans une micro fissure.
A part ces petites misères, l’escalade est très agréable, sur un rocher correct et quelques prises tiroirs…
Exceptionnelle ambiance avec du gaz à tous les étages.

Mais la journée n’était pas finie avec la descente du Col des Deux-Sœurs, qui nous a réservé une drôle de surprise, avec la présence dans la partie étroite du couloir d’un bon gros névé joufflu.
Sans piolet, sans gants, nous sommes descendus à reculons en faisant des encoches avec nos petites chaussures et en tenant une pierre pointue dans chaque main, une technique que n’aurait pas désavouée l’ami François !
 
Cotation globale : TD
Cotation libre obligatoire : 6b+ (2ème longueur du toit)
Cotation globale obligatoire : 5c+ A0 (2ème longueur du toit)
Descente en rappel problématique après le passage du toit

La trace GPS :

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