Tour du Clapier du Peyron – Massif des Écrins – 15 au 17 août 2018

Très belle randonnée dans un cadre sauvage.
1er jour : depuis le très joli village de Valsenestre (1300m), montée au Col de la Muzelle (2613m) et descente sur le Lac de la Muzelle (2105m)  et le refuge de la Muzelle (2130m)
2ème jour : montée au Col du Vallon (2531m) puis au sommet de la Tête de la Muraillette (3019m).
Retour au Col du Vallon et longue descente sur le magnifique et sur-fréquenté Lac Lauvitel (1530m), puis sur le Hameau de la Danchère (980m).
3ème jour : montée au Lac Lauvitel, puis au Lac de Plan Vianney (2250m) pour franchir la Brèche du Périer (2491m).
De la brèche suivre le balisage GR de la crête jusqu’au point le plus haut (2572m) et descendre sur la Cabane de la Selle (1998m), où, l’orage grondant, nous avons abandonné le GR qui mène au Col de la Romeïou.
Descente sur le minuscule Hameau de Confolens le Haut et jusqu’au parking et la cascade éponyme (1133m).

La trace téléchargeable :

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Les photos :

 

La Fissure d’Ailefroide – Massif des Écrins – 11 août 2018

Jules (8 ans), sa maman et son grand-père, dans une grande voie historique, ouverte en 1941 par l’alpiniste de légende Lionel Terray et quelques compagnons.
C’est l’évidente fissure rectiligne qui raye la paroi orienté nord, à l’aplomb du camping d’Ailefroide.
Ambiance fraiche et particulièrement humide après les épisodes pluvieux-orageux de ces derniers jours.
Escalade essentiellement intérieure avec pas mal de renfougnes.
Il est judicieux de fixer son sac au pontet du baudrier dans la 2ème longueur.
Une voie terrain d’aventure dont le rocher se prête bien à la pose de coinceurs, friends et sangles.
Quelques « très vieux » pitons et sangles en place et même quelques rares plaquettes.
Les relais sont presque tous équipés.
270m
Cotation maximum et obligatoire : 5c
La descente à pied est particulièrement exposée avec 2 passages équipés de corde statique et câble.

Bravo à notre jeune montagnard et à sa maman, cordée familiale prometteuse !

Islande – Juillet 2018

16 jours avec Élie, Marceau, Emma et Elsa

– Mercredi 4 juillet
Départ de Lyon par le vol régulier Wow air
Arrivée à Keflavik, puis, après la réception du camping-car, route pour Reykjavik et nuit à Reykjavik Campsite. Une surprise attendue : il ne fait jamais nuit !

– Jeudi 5 juillet
Randonnée au Mont Esja qui domine la baie de Reykjavik
Seconde nuit à Reykjavik Campsite

– Vendredi 6 juillet
Randonnée aux sources chaudes d’Hveragerdi (prononcé kiéragiérzi)
Bains chauds dans la rivière Reykjadalsa en plein air et sous la pluie , puis découverte de la géothermie : marmites bouillonnantes, fumerolles, solfatares…
Dernière nuit à Reykjavik Campsite

– Samedi 7 juillet
Départ pour le tour de l’Islande, par le sud-est
Visite de Pingvelllir (prononcé singiélir), plaine du premier parlement islandais en 930 ! Elle se trouve dans la faille d’Almannagia qui sépare la plaque eurasienne de la plaque nord-américaine.
Visite de Gullfoss, notre première grosse chute d’eau
Visite de l’incontournable geyser qui jaillit à Geysir (qui est donc à l’origine de ce nom). Toutes les 5/10 minutes, il monte à 10/25m.
Nuit à Fludir (prononcé fluzir)

– Dimanche 8 juillet
Bain dans le Gamla Laugin, le «Secret Lagoon», une rivière chaude
Route vers le sud-est avec une pause à Seljalandfoss, notre seconde cascade Arrivée près des glaciers gigantesques du Vatnajökull
Nuit à Skaftafell

– Lundi 9 juillet
Ascension du Kristinartindar (1126 m) dans le parc national de Skaftafell avec une vue époustouflante sur le Skaftafelljökull
Retour par la cacade de Svartifoss
Seconde nuit à Skaftafell

– Mardi 10 juillet
Suite du contournement du Vatnajökull, un glacier grand comme la Corse.
Pause au Jökullsarlon pour admirer les icebergs et les phoques
Arrêt à Höfn, puis route le long des fjords de l’est
Nuit à Faskrudsfjördur (prononcé faskruzsiorzur !)

– Mercredi 11 juillet
Visite à Faskrudsfjördur du musée des Français en Islande («Fransmenn à Islandi»), car les « Pêcheurs d’Islande » de Pierre Loti s’étaient établi dans ce petit port. D’où un consulat, un hôpital, une chapelle et un cimetière français…
Randonnée à Hengifoss, troisième plus haute cascade d’Islande
Nuit à Egilsstadir

– Jeudi 12 juillet
Visite de Dettifoss après 30 km de tôle ondulée. C’est la plus puissante chute d’eau d’Europe avec un débit moyen de 200m3/ seconde, encore plus en été.
Arrivée au lac Myvatn
Nuit à Reykjalio

– Vendredi 13 juillet
Visite de Dimmuborgir et ascension du cratère du Hverfjall (prononcé kiérfial)
Découverte des solfatares de Namafjall
Seconde nuit à Reykjalio

– Samedi 14 juillet
Route jusqu’à Husavik (encore une piste imprévue !)
Visite du superbe musée de la baleine
Observation houleuse des baleines et des macareux !!
Nuit à Husavik

– Dimanche 15 juillet
Longue route sous la pluie vers Akureyri, puis Blonduos
Pas de balade !
Nuit à Hvammstangi

– Lundi 16 juillet
La météo et la piste nous obligent à renoncer à l’observation des phoques dans la péninsule de Vatsnes. Nous abandonnons aussi le projet d’aller voir les fjords du Nord-Ouest.
Route vers Borgames pour aller dans la péninsule de Snaesfellsnes
Arrivée sous le soleil à Hellisandur et balade sur la plage
Magnifique vue sur le Snaefellsjökull, le volcan choisi par Jules Verne pour son «Voyage au centre de la Terre»
Première nuit à Hellisandur

– Mardi 17 juillet
Grand beau ! Randonnée dans le parc national de Snaefellsjökull
Cascade de Klukkufoss, sommet du Hreggnasi et tour du cratère de Raudholl
Cratère du Saxholl
Premier repas du soir dehors et premier (et unique) barbecue !
Seconde nuit à Hellisandur

– Mercredi 18 juillet
Suite de la découverte de la péninsule Snaesfellsnes
Balade sur la plage de Djupalonssandur jusqu’à la baie de Dritvik, un ancien port d’attache de 600 marins 
Route par Arnastrapi, Borgames et découverte du Hvalfjörour
Nuit à Reykjavik

– Jeudi 19 juillet
Logistique pour les GP
Piscine de Laugardalslaug pour les jeunes
Retour à Keflavik pour rendre le camping-car
Longue, longue attente dans l’aéroport pour l’enregistrement des bagages à 3h30 

– Vendredi 20 juillet
Arrivée à Saint-Exupéry à 9h30, heure islandaise, et 11h30 en France. Un petit choc thermique avant le retour à la montagne, en croisant le Tour de France comme chaque année…

La Grande Moucherolle (2284m) – Massif du Vercors – 24 juillet 2018

Lors de mes récentes escalades aux Deux-Sœurs, la Voie du Toit et celle du Spigolo, j’ai découvert une superbe sente qui longe au plus près la paroi de La Grande-Sœur Agathe et qui touche littéralement sa Petite-Sœur Sophie.
Entre les deux, la montée au Col des Deux-Sœurs n’en est pas moins spectaculaire.
Le prétexte à une belle randonnée sauvage était tout trouvé !
Depuis le col, nous avons rejoint le sommet aérien de la Grande Moucherolle, avec l’étonnante rencontre de plusieurs dizaines de bouquetins !

La trace téléchargeable :

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Les photos :

 

Aiguille Dibona (3131m) – Massif des Écrins – 26,27 juillet 2018

Comme l’a si bien décrit le grand Gaston Rébuffat : « le cirque du Soreiller est un paradis pour le grimpeur et un jardin de pierres, qui apparaît comme un nid au creux duquel se niche une extraordinaire flèche de granit »
Quand je traverse la passerelle du torrent et que j’aperçois de nouveau la Dibona, je reste médusé devant tant de hardiesse et de beauté.
Cette fois, c’est avec Camille et son papa Jérôme que nous allons l’escalader, une première pour eux.
Par quelle voie ?
Je ne saurais le dire, passant d’un itinéraire à l’autre au risque parfois de me perdre…
Départ en face sud par la tunnel de la Madier, suivi du râteau de chèvre de la Berthet jusqu’à la face est.
Après une longueur de corde, je m’égare passablement.
Suivent quelques longueurs et nous débouchons au dessus de la vire Boell, ou nous empruntons Visite obligatoire puis la Boell jusqu’à la cime exigüe.
Pour terminer cette belle journée, je propose à Camille et Jérôme de monter au sommet des Clochetons de Gunneng afin de  découvrir après 2 courtes longueurs, la voie normale de la Dibona, qui y apparaît incroyablement vertigineuse ! 

350m  pour environ 14 longueurs
Excellent rocher et quelques blocs instables
5c/6a max, équipement espacé en plaquettes et vieux pitons
Certaines longueurs ne sont pas équipées
Coinceurs, friends et sangles indispensables

A noter l’excellent accueil des gardiennes et gardiens du refuge.
Repas du soir et petit déjeuner au « top » également : merci à eux !