Presles – Life’s a pitch – 14 mars 2019

Les prévisions météo ne sont pas bonnes : pluie à partir de 13h !
Mais fidèles au dicton « qui regarde trop la météo finit au bistrot », nous sommes quand même partis grimper !
Après une route bien humide nous arrivons au parking des Grottes de Choranche accueillis par un timide rayon de soleil, comme quoi le microclimat de Presles n’est pas une légende !
Par contre ça caille sévère, il fait 2 petits degrés !
Pour le coup je vais peut-être échapper à une horreur dont Clément a le secret…

  • Et si on faisait un truc pépère, qu’est-ce t’en penses Clem ?
  • Mais non Pap’s, on va avoir la « collante », c’est tout bon.
    Et ben voilà je vais jouer encore une fois à « cochon pendu » dans les dévers…
    Que les enfants sont ingrats, aucune pitié pour les vieux parents !

Après 10 minutes d’approche nous sommes au départ de « Life’s a pitch » juste sur la gauche de « Pierrot Beach » dans le Secteur des Grottes de Choranches.
Difficulté ED
6 longueurs : 6c+ – 5c+ – 6a+ – 7a – 8a>A0/7a – 7a
Superbe ambiance particulièrement gazeuse.
Escalade très physique et exigeante.
Cotations sèches d’après mon écureuil de fils. Mon ressenti est différent car j’ai « tiré » comme un forcené !
La descente en rappels est flippante, le deuxième en fil d’araignée fait pile 50 mètres avec un jeté de corde sur un arbre !
Si on se loupe il faut remonter sur autobloquants !!!

Vive les sorties familiales…

Merci Clem !

Serre-Long et Chauvet – Dévoluy – 28 février 2019

C’est maintenant une obligation : pendant les vacances au ski, au moins une journée en dehors des pistes.

Du coup, on est allé faire une rando à ski dans le Dévoluy avec Papé (mon grand-père) et Papa (mon papa). Papa dit que la rando c’est comme le freeride, on met des peaux de phoques sous les skis pour monter (longtemps) avant de descendre (pas trop longtemps). Le freeride c’est pareil mais on descend plus vite.

Nous on a fait de la rando, faut dire que j’avais récupéré les vieux skis de Maman, pleins de toiles d’araignées et aux carres rouillées (mais pas trop usés).

J’ai vachement aimé la descente, presque aussi bonne que la tarte amandine myrtille achetée à Corps. Je n’ai pas trop aimé la première conversion, se tordre les genoux c’est pas mon truc, heureusement que Papé était en dessous.

Beaucoup de vent aussi mais pas au sommet de Serre-Long, ce qui fait qu’on a vraiment savouré le pique-nique. Par contre on a manqué s’envoler en montant au Chauvet tellement le vent était furieux, alors on s’est arrêté un peu en dessous du sommet.

La journée était vraiment réussie.

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La vidéo :

Les photos :

Cascades du Vallon de la Selle – Massif des Écrins – Les Hémos à Godo – 21 février 2019

Ce vallon également appelé « Vallon du Diable », est l’un des plus sauvages du massif des Écrins et mène, après 3h de marche, au refuge de la Selle. En hiver c’est un paradis pour le glaciériste, avec ses nombreuses cascades, à 1h / 1h30 d’approche. En versant nord certaines cascades peuvent rester en condition jusqu’en mai ! Les cascades font plusieurs longueurs dans tous les niveaux de difficulté. Mais attention ! Certaines, en particulier les Hémos à Godo, sont très exposées aux avalanches quand il neige ou en période de redoux. Par grand vent elles sont également exposées aux spindrifts (coulées de poudreuse).

L’ambiance haute-montagne est garantie.

Avec Jérôme et Steve nous quittons le parking situé au dessus de Saint Christophe en Oisans aux premières lueurs du jour pour arriver les premiers au départ. La règle étant de ne jamais s’engager derrière une cordée au risque de se recevoir des glaçons ! Pour cette sortie, mon projet était de gravir la « Verge du Démon », mais arrivés à vue, cette cascade s’avère impraticable, le tube n’est plus en place… Qu’importe les possibilités ne manquent pas : ce sera donc les « Hémos à Godo », énorme cascade aux formes généreuses comme un tableau de Rubens.

L’escalade débute par une goulotte de 40m. Ensuite 2 possibilités

– soit classiquement, tout droit dans l’axe en remontant deux courts ressauts entrecoupés de pentes de neige jusqu’à venir buter au pied d’un vaste amphithéâtre. Ensuite toujours tout droit par une superbe longueur soutenue, suivie d’une dernière plus tranquille.

– soit on rejoint sur la gauche un ensemble de ressauts et de bombé jusqu’à l’amphithéâtre que l’on franchi par un long mur très soutenu. C’est l’option que nous choisissons.

La glace est particulièrement dure, très lisse et parfois cassante. J’ai rarement autant ressenti l’impression de grimper sur une vitre. Les relais se font obligatoirement sur broches et il est important de prévoir 4 broches supplémentaires. Que du bonheur, mais quel supplice pour les mollets !!!

Descente en rappels sur abalakov (lunules) et les relais en place.

Retour au soleil dans le vallon pour clore cette superbe journée au grand air.

Cascades des Tourengs – Le Double Tube à l’Y de droite – Champsaur – 7 février 2019

En trois semaines, c’est ma quatrième visite à ce magnifique site des Tourengs. Aujourd’hui, avec Didier et Steve, nous allons être particulièrement gâtés.

Notre destination : le splendide cirque glaciaire niché tout en haut de l’Y de droite. Notre choix : le Double Tube, planté au centre de cet univers de glace éphémère et qui semble défier les lois de la gravité. Sa durée de vie est de quelques semaines au plus. Quel gâchis !

C’est le premier jour de redoux après plusieurs semaines de froidure. Trop habillés, nous sommes arrivés presque en nage au pied de l’édifice. L’escalade est technique, bien continue sur une glace aux formes étonnantes : un régal !



Cascade des Tourengs – La Centrale – Champsaur – 5 février 2019

Décidément l’hiver 2019 restera une année exceptionnelle pour les glaciéristes.

Ce 5 février les conditions sont toujours au top. Seul bémol, récemment il a neigé en abondance et certains secteurs très réputés, comme le vallon du Diable en Oisans ou ceux de Fressinières et du Fournel dans les Hautes-Alpes, sont devenus particulièrement exposés aux avalanches.

Aussi c’est sans hésitation, que nous retournons avec Fred et Pierre-Henri au site des Tourengs qui, lui, ne présente pratiquement aucun risque d’avalanches.

Le 19 janvier nous étions déjà allés avec Fred et Patrick dans la Centrale sans pouvoir remonter le splendide tube, en haut de la cascade, car il était bien trop fragile sur sa base. Cette fois-ci, le « colosse aux pieds d’argile » en impose par son volume de glace, tant en largeur qu’en épaisseur.

Escalade athlétique sur une trentaine de mètres avec sur la droite, 2 relais aménagés sur plaquettes de 12mm. La longueur suivante remonte plus facilement quelques beaux ressauts avec relais sur arbre.

Pour prolonger le plaisir et se finir les bras, nous remontons, en moulinette, le bord gauche du tube.