Traversée d’arêtes à la Pointe Trifide (3450m) – Massif des Écrins – 9 août 2019

La traversée des arêtes de la Pointe Trifide à la demi-journée est facilement réalisable en empruntant le téléphérique de la Grave.
En prenant les toutes premières bennes dès 8h30, on est propulsé à la vitesse de l’escargot, quelques 45 minutes plus tard, sur le Glacier de la Girose vers 3200m.
Nous nous équipons avec toute la quincaillerie et nous voilà partis pour une marche d’approche harassante de 40 minutes jusqu’à la Brèche du Pan de Rideau.
Nous progressons corde tendue à 30m, car si le glacier à l’air inoffensif, il est truffé de crevasses. De plus il n’y a pas eu de regel nocturne, canicule oblige !
Même que l’ami Bruno est passé au travers de l’une d’elle : merci la corde !!!
C’est de la brèche qui sépare le Râteau de la Pointe Trifide que l’escalade commence.
La première partie quasi horizontale de l’arête est garnie de pointes et de pinacles acérés, qui confèrent à cette petite course son caractère haute-montagne dans une ambiance très aérienne.
La suite mène au sommet sur un terrain plus émietté…
Honte à nous qui ne remonterons pas l’éboulis terminal !
Mais mieux que des paroles, des images.

A ce propos, je remercie chaleureusement Bruno et de manière générale tous les copains qui, systématiquement, oublient leur appareil photo !

Aiguille Dibona (3131m) – Massif des Écrins – 26,27 juillet 2018

Comme l’a si bien décrit le grand Gaston Rébuffat : « le cirque du Soreiller est un paradis pour le grimpeur et un jardin de pierres, qui apparaît comme un nid au creux duquel se niche une extraordinaire flèche de granit »
Quand je traverse la passerelle du torrent et que j’aperçois de nouveau la Dibona, je reste médusé devant tant de hardiesse et de beauté.
Cette fois, c’est avec Camille et son papa Jérôme que nous allons l’escalader, une première pour eux.
Par quelle voie ?
Je ne saurais le dire, passant d’un itinéraire à l’autre au risque parfois de me perdre…
Départ en face sud par la tunnel de la Madier, suivi du râteau de chèvre de la Berthet jusqu’à la face est.
Après une longueur de corde, je m’égare passablement.
Suivent quelques longueurs et nous débouchons au dessus de la vire Boell, ou nous empruntons Visite obligatoire puis la Boell jusqu’à la cime exigüe.
Pour terminer cette belle journée, je propose à Camille et Jérôme de monter au sommet des Clochetons de Gunneng afin de  découvrir après 2 courtes longueurs, la voie normale de la Dibona, qui y apparaît incroyablement vertigineuse ! 

350m  pour environ 14 longueurs
Excellent rocher et quelques blocs instables
5c/6a max, équipement espacé en plaquettes et vieux pitons
Certaines longueurs ne sont pas équipées
Coinceurs, friends et sangles indispensables

A noter l’excellent accueil des gardiennes et gardiens du refuge.
Repas du soir et petit déjeuner au « top » également : merci à eux !