Petite balade de l’après-midi pour profiter des derniers rayons du soleil depuis les cimes du Beaumont.
Températures glaciales, vague de froid oblige, avec un bon -14 pour une arrivée nuitamment à la voiture.
Manque de neige sur les crêtes très soufflées ces derniers jours.
La montagne nous a offert un beau spectacle dans une ambiance polaire.
Départ du Col de l’Holme (1208m), montée à la Bergerie des Robeyrettes, au Col Nodry et au sommet de Côte Rouge (2015m).
Descente par le Col de Lière sur le haut de la Bergerie de l’Alpe pour rejoindre la Bergerie des Robeyrettes.
Tout le monde en parle…
Une vague de froid exceptionnelle qui traverse la France ces jours-ci appelle à la plus grande vigilance.
Les personnes âgées qui y sont particulièrement sensibles, doivent éviter de sortir de chez elles en restant bien au chaud.
Mais peut-on aussi faire du sport quand les températures sont aussi basses tout en cumulant l’handicape du grand âge ?
La réponse est évidement NON !!!
Mais voilà, il y aura toujours des inconscients pour passer outre les conseils les plus élémentaires de prudence.
C’est ainsi que 3 papys ont été aperçus dans une cascade de glace, excusez du peu, à plus de 1800m d’altitude, dans la Vallée de la Romanche, au lieu dit Les Fréaux, dans le Massif du Grand Oisans.
Une pure folie par des températures proches des -20 degrés amplifiées par un vent tempétueux !!!
Après renseignements pris, il semblerait que ces casse-cous soient tous originaires d’une région rude, mais ô combien belle et attachante : le Plateau Matheysin.
Pour preuve de leur inconscience, ils sont passés au plus raide tout en brochant parcimonieusement !
Le détail de leur folle aventure :
– 300m de dénivelé
– 8 longueurs en 3+ / 4
– Variante de la 5ème longueur avec visite guidée de la grotte glacée (je précise : inclus dans le forfait de groupe !).
– Relais équipés pour descente en rappel
Comme évoqué dans l’un de mes articles, les découvreurs et ouvreurs de cascades de glace des années 80 étaient des poètes.
« Orgasme, Phantasme, Ectoplasme, Érection, Cagade, Obsession, Verges du Démon, Valseuses » et j’en passe…
Autant de jolis noms pour de belles lignes verglacées. La Croupe de la Poufiasse… quelle élégance… est l’une des grandes classiques des Fréaux dans la Vallée de la Romanche.
Le monde appartenant à ceux qui se lèvent tôt », un départ aux premières lueurs du jour est le pré-requis indispensable pour ne pas avoir de cordées au dessus du casque !
Sinon s’abstenir….
Au menu : froid sibérien et glace cassante.
Grand beau temps très ensoleillé avec crème à bronzer pour ceux d’en face sur le Plateau d’Emparis !!!
Un second parcours pour Sylvain et entonnement une première pour François, grand amateur d’escalades exotiques…
6 longueurs, relais équipés pour le rappel, sur rochers ou arbres.
Cotations : IV / IV+ voire V à la sortie de la colonne, selon les conditions.
Deux jolies cascades, Passager Clandestin et L’Homme de l’Est, situées à l’aplomb de la face nord-ouest du Grand Armet.
Six longueurs au total, du 3+ au 4+ avec une glace souvent dure et cassante.
Ambiance sauvage dans ce vallon de bout du monde !
Descente sur lunule dans L’Homme de l’Est.
Un retour à la glace pour Steve après une pause de plus de 30 ans !
Et une lame de piolet HS pour François.
Une journée bien remplie !
Encore une journée qui s’annonce bien froide en altitude, grâce au formidable anticyclone outrageusement vautré sur l’hexagone !
La formule du jour est simple : choisir une face au soleil dès le matin et qui le restera le plus tard possible.
Je propose à Steve la Face Est du Gerbier et son Pilier Sud de la Double Brèche.
La voie du Pilier est une vieille voie qui permet d’accéder, en 3 ou 4h d’escalade, à la Traversée des Arêtes du Gerbier.
Un bel enchainement que j’ai parcouru plusieurs fois il y a 20 ou 30 ans déjà !
L’escalade du pilier est plaisante, peu soutenue et sur un bon rocher dans l’ensemble.
Cotation Globale D+, cotation libre 6a ou 5b/A0 obligatoire
200m, 8 longueurs
La longueur clé, la 6ème, est particulièrement athlétique et patinée, mais bien protégée, ce qui est l’exception dans cette voie !
Pour les autres longueurs, l’équipement est souvent lointain, à l’image de la 7ème (5 points pour 45m) !
Au parking le thermomètre affiche -8 degrés !
A peine extirpés des tôles encore brulantes de notre bolide, le soleil se lève rapidement et les parois du Gerbier s’enflamment.
Je réalise que nous aurions peut-être du partir une heure plus tôt !
Nous arrivons au pied de la paroi à 10h.
Et là : galère !
Je ne trouve pas le départ !!!
Ce n’est qu’après une heure et demie d’errements et de jurons que je le trouve enfin, évitant in extrémis une monstrueuse frustration !
Nous nous encordons fébrilement et avalons au pas de charge les 5 premières longueurs au soleil jusqu’au dièdre athlétique qui est… déjà à l’ombre.
Les températures chutent brutalement, ne sommes nous pas en hiver ?
Le grimpeur en collant-pipette fait sa mue et devient alpiniste !!!
A 15h nous sommes au sommet avec l’immense bonheur d’enlever les chaussons et d’enfiler une bonne paire de chaussettes !
Escalade ludique… avec un panorama exceptionnel sur Belledonne, Les Rousses, Le Dévoluy, Le Vercors sous un éclairage sublime.