Traditionnellement une fois par an nous gravissons le Pic Blanc du Galibier.
A chacun sa Roche de Solutré !
Cette 45ème édition sera t-elle la dernière rando de la saison ?
Au final une météo inespérée, des montagnes plus belles que jamais et de la neige à profusion.
Au sommet la vue sur le Massif des Écrins est époustouflante.
Au même moment, parmi toutes ces hautes cimes, depuis le sommet de la Calotte des Agneaux, Clément et 2 de ses copains s’apprêtent à descendre le couloir Piaget.
Pour nous la descente sera bien plus pépère !
Steve en raquettes, Marie-Pierre et Michel à skis, tout en photos.
Six jours sur les skis et sous le soleil.
A notre arrivée samedi 15, nous étions bien perplexes devant le manque de neige et nous nous préparions à beaucoup de portage.
Au final, étonnement ce ne fut pas le cas.
Risque d’avalanche quasi nul, mais neiges dures sur des pentes soutenues : on ne peut pas tout avoir !
Très bon accueil dans les refuges, malgré une assez grande fréquentation pendant le weekend de Pâques et l’attraction que provoque l’Aneto.
Un super groupe mixte avec la parité, ce qui est rare dans le milieu montagnard.
Au total, 4 Lyonnais, 2 Nord-Isérois et 4 Matheysins.
Les couteaux à skis et les crampons ont bien servi.
Carton plein !!!
Déroulement : Départ dimanche matin de la vallée d’Eriste depuis le parking de l’Estallo (1525m).
Portage jusqu’au Refuge Angel Orus (2100m), puis ensuite tout à skis, jusqu’à l’épaule de la Llantia vers 2800m en remontant le Vall del Forcau. Lundi : sommet des Posets (3375m, 2ème sommet des Pyrénées) atteint par le Canal Fonda, puis par l’épaule sud.
Descente par une brèche sur l’Espalda de Posets et traversée nord-est jusqu’au Collado de la Paùl (3081m).
Descente par la Coma de la Paùl, soutenue sous les Aguilles de la Paùl par un goulet qui permet de rejoindre la Vallée d’Estos et son refuge à 1895m. Mardi : après avoir traversé le Rio de Estos, on prend pied dans le cirque sous les Agulles de Bardamina en remontant des pentes soutenues et bien verglacées.
On atteint le Collado de Montidiego à 2647m.
Descente facile en neige enfin transformée sur le Ibon (lac) de Montidiego, puis par le Vall de Montidiego en profitant des coulées d’avalanche.
Retour au parking au dessus du pont de San Jaime à 1300m.
Trajet en voiture jusqu’à l’Hospital de Benasque (1750m), hôtel 3 étoiles ! Mercredi : montée à skis au Refuge de la Renclusa (2140m), puis à l’épaule de Paderna vers 2700m) Jeudi : le point culminant des Pyrénées : le Pico de Aneto (3404m).
On remonte les pentes soutenues au nord du refuge, puis à 2892m, on franchit une brèche, le Portillon Superior qui permet de changer de versant (est).
longue traversée sur le Glacier de l’Aneto.
Nous avons posé les skis à 3292m sous la Punta Oliveras Arenas, puis à crampons jusqu’au sommet neigeux.
Enfin le mythique Passo de Mahoma jusqu’à la croix et la Vierge Noire !
Descente en longeant le Vall de Barrancs jusqu’au niveau de Pllan d’Aiguallut.
Courte remontée au Collado de la Rencllusa (2282m) et descente sur le refuge. Vendredi : de nouveau, départ en neige décidément toujours bien dure vers le Pico d’Alba.
On rejoint le Glacier d’Alba et laissons nos skis au Cuello Inferior de Alba (3023m).
Montée au sommet (3107m) en crampons.
Descente par le Vallon de la Plleta de Paderna jusqu’à l’Hospital de Benasque, les pentes finales sont très soutenues…
Nous déchaussons à la voiture.
Au tout début des années 80, je réalisais l’ascension d’une voie rapidement devenue mythique, le Pilier Digitibus, ouverte en avril 1979 par F.Brumelots, S.Cavallini, B.Douillet, JM.Lang, O.Schulz et P.Sombardier.
Pour l’occasion j’avais utilisé les fameux crochets à gouttes d’eau.
Les Sky’s Hooks !
De nos jours la partie basse, de loin la plus difficile, ne se fait pratiquement plus.
On emprunte une variante plus facile, la Voie du Dièdre, ouverte en 1998 par B.Gravier.
L’ensemble forme une voie bien homogène dans le 5c/6a : Digitibus Revisité !
Une variante de sortie Tom Tom a également été ouverte par Bernard Gravier en 2014, à faire lors d’une prochaine visite de ce si bel endroit, le rocher est superbe.
La descente en rappel ne laisse pas indifférent et peu donner le tourni, le 3ème est entièrement en fil d’araignée sur 40m jusqu’à la vire !
En images cette journée inoubliable, n’est-ce pas Steve ?
Trois Michel s’en vont grimper, c’est pas courant et forcément c’est détonnant !
Aussi fallait-il une destination à la hauteur d’une telle cordée !
Encore une fois Presles s’est imposé comme une évidence avec un chouette enchainement.
Le bas de Chrysanthèmes avec sa troisième longueur atypique et fatigante pour nos petits bras.
Et le haut de La Grotte avec décidément encore une fois, une troisième longueur de plus en plus fatigante pour certains petits bras…
En bonus, une longue traversée sur la vire médiane bien étroite, voire plus…
En images cette journée inoubliable :
La visite guidée de Presles continue inexorablement et avec autant de bonheur.
Ce jour-là c’est Steve qui s’est inscrit au planning, pour sa deuxième grande voie après une mise en bouche dans Les Buis.
Au programme Le Nid d’Aigle : LA voie idéale pour prendre son envol !
Notre gaillard, à l’énergie débordante, s’est bien bagarré dans cette escalade longue, verticale et athlétique.
La suite au prochain épisode.
Et surtout n’oubliez pas de vous inscrire.
Le GO
Par contre une mauvaise nouvelle avec l’invasion des Buis (très présents dans cette région du Vercors) par des milliards de chenilles de la Pyrale du Buis.
C’est un petit papillon de nuit dont la chenille dévore les feuilles de l’arbuste..
Les feuilles apparaissent jaunâtres et envahies de fil de soie.
Notre marche d’approche a été désagréable en forçant le passage au milieu des fils de soie bien gluants…