La Croix de Cassini depuis le barrage du Chambon – 15 septembre 2015

C’est du barrage du Chambon que nous partons à vélo pour la Croix de Cassini (2361m).
Avec le Pic du Mas de la Grave ce modeste sommet offre l’un des panoramas les plus spectaculaires à voir en Oisans et le plus ouvert sur les massifs voisins.
Pour la petite histoire, ce sont les caractéristiques uniques de ce point de vue dégagé qui l’a fait choisir en 1739 par le géomètre du Roi Louis XV,
César-François Cassini dit “Cassini III” (1714 † 1784) pour sa cartographie de la région.
Nous sommes montés au col de Sarenne en traversant les jolis villages fleuris de Mizoen, Clavans le Bas et Clavans le Haut.
Du col nous avons continué à vélo jusqu’à rejoindre au plus près la crête qui est l’itinéraire le plus direct et le plus aérien pour aller à la Croix.
Pedibus nous avons atteint cet illustre sommet.
La récompense est là avec les sommets des Rousses tout proches, les hauts sommets des Écrins et ceux du pays d’Arves.

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Vallon de Combeau – Vercors sud – 9 septembre 2015

Encore un duathlon, Vélo/rando depuis le col de Mené.
Cette fois c’est pour aller à la découverte d’un petit coin de paradis du Haut Diois : le vallon de Combeau.
On pénètre dans le vallon juste à la sortie du joli village de Bénevise.
Puis on découvre une étrave extraordinaire : le rocher de Combeau dont le sommet ouest ressemble à une gigantesque proue de navire.
Mauvaise nouvelle pour les grimpeurs, la roche est de mauvaise qualité et aucune voie n’y a été ouverte.
A la sortie du vallon, on débouche sur les hauts plateaux du Vercors.
Pour poursuivre la balade nous avons rejoints pedibus le sommet de Tête Chevalière (1951m) face au Mont Aiguille après avoir laissé nos vélos près de la cabane de l’Essaure.
Les paysages sont époustouflants d’immensité.
Retour par le même itinéraire, une fois n’est pas coutume.

Musicânes 2015 – Plateau d’Emparis – 5,6 septembre

Musicânes Saison 4

Ça commençait mal avec la route du Chambon : plus de via-ferrata, plus de voies d’escalade, d’ici que l’on ait du boulgour au repas….Mais finalement tout s’est bien passé.
Les grimpeurs ont marché, la météo a joué le jeu, les farcis de l’Oisans et le lard « maison » ont fait l’unanimité.
Un seul bémol, la chorale du CAF progresse peu !
Des répétitions s’imposent, d’ailleurs Anne va prendre l’affaire en main.
A l’année prochaine.

https://youtu.be/Ht7PksNAdMg

Piz Badile – Voie Cassin – 30 août 2015

La Voie Cassin, ouverte en 1937 dans des conditions dramatiques, a été le premier itinéraire parcourant la grande face NE du Piz Badile.
En 1948 Gaston Rébuffat la classe parmi les 6 plus grandes escalades des Alpes.
De nos jours elle reste une ascension longue et sérieuse, qui se déroule dans une ambiance grandiose et sévère.
Son développement est d’environ 1000m.
Depuis toujours l’idée me trottait dans la tête de parcourir cette voie mythique.
François qui l’a gravie il y a 2 ans m’en a souvent parlé et en garde d’excellents souvenirs.
C’est donc encordé avec Clément mon guide de fils, que le rêve est devenu réalité ce dimanche 30 août 2015.
Mais qu’il est loin le Massif du Bergel !
Partis samedi à 7h de Valbonnais, nous débutons la petite montée au refuge suisse de Sasc Furä à 16h.
Marie-Pierre notre soutien moral et logistique est avec nous et redescendra le lendemain pour faire la manip de voiture côté italien.
A Sasc Füra, excellent accueil des gardiennes.
Nous sommes une trentaine  de personnes, venues essentiellement pour la magnifique arête nord, dont 2 cordées pour la Cassin.
Avec Clément nous quittons le refuge à 5h30 dans les derniers pour éviter la bousculade habituelle.
2 autres cordées qui ont bivouaqué au plus près de la face démarrent l’escalade à la frontale !
Au final 5 cordées qui parlent toutes les langues : l’autrichien, l’allemand, l’italien et le français.
Nous atteignons la brèche qui donne accès à la face nord-est au lever du jour, et ensuite le pied du dièdre Rébuffat à 7h30.
A 9h et 8 longueurs plus tard nous faisons une pause saucisson/fromage, après avoir doublé courtoisement 2 cordées.
Je souffle enfin, j’étais dans le rouge.
Je me demande si Clément n’est pas en train de me faire expier tout ce que je lui ai fait subir en montagne petit ?
Mais il a bon fond !
C’est donc plus tranquillement que nous remontons les 10 dernières longueurs jusqu’à l’arête sommitale que nous atteignons à 12h30.
A 13h30 nous sommes au sommet.
Longue pause casse-croute à admirer toutes les montagnes alentour que nous connaissons si mal.
La descente en face sud côté italien est moins compliquée que prévu et c’est d’un pied de sénateur que nous arrivons au refuge Gianetti vers 16h.
Quelle joie 1 h plus tard de voir arriver Marie-Pierre et la clef de la voiture !
Dans ce refuge les gardiennes sont des gardiens très sympathiques qui nous ont cuisiné entre autres, des pastas à la carbonara fabuleusement bonnes.
Comme dirait un bon ami à moi : carton plein.