La falaise de Presles du secteur des Buis à gauche, à celui de Télébus
Lettre à Daniel
Cher Daniel, avec Alexandre nous venons de parcourir ta toute dernière création « Bières, Chips et Charcuterie » tout un programme, qui va bien avec l’idée que je me fais de toi ! Tu aurais pu tout aussi bien l’appeler “Cuisses de canard confites” ou “Cassoulet du sud-ouest” dont tu m’a souvent régalé !
J’ai beaucoup aimé cette nouvelle voie de quatre longueurs au beau rocher tout neuf, à l’équipement rapproché et aux deux longueurs en 5b/5b+ que j’ai pu parcourir en tête “Tranquilou bilou” !
Arrivés à la vire médiane, endroit idéal pour saucissonner, nous avons rejoint le départ des cinq longueurs terminales de “Point Trop n’en Faut”. Une voie TA chichement équipée et qui se déroule essentiellement en fissures cheminées que j’ai trouvées éreintantes !
Encore une sublime journée de fin d’automne.
Merci à l’ouvreur ainsi qu’à mon toujours aussi efficace compagnon de cordée !
Le Cap Canaille et son rocher rouge caractéristique domine la Baie de Cassis et fait face au Parc National des Calanques auquel il a été rattaché en 2012. Cette longue falaise qui se termine au Bec de l’Aigle porte aussi le nom de « Falaises de Soubeyrannes ». Son rocher est spectaculaire, incroyablement sculpté par l’érosion. C’est un mélange de poudingue, de grès et de calcaire. La paroi est verticale et l’ambiance y est particulièrement gazeuse ! Bref tout ce que l’on aime. Le Cap Canaille, j’en avais entendu parler en bien et nous n’avons pas été déçus. Cela a été encore une fois un grand bonheur de grimper avec mon petit-fils Victor (10 ans) et son papa Clément. Pour cette première visite nous avons fait la gande classique « Ouvreur de bouse ». Cinq magnifiques longueurs en 5c max après un court passage en 6a au départ.
Et puis cette escapade n’aurait pas été aussi belle, aussi parfaite, s’il n’y avait pas eu sous nos pied, la Méditerranée !
Deux magnifiques journées d’escalade au Quiquillon, la falaise emblématique d’Orpierre.
Les voie « Brasil » et « LeRamier » sont deux grandes voies classiques qui se déroulent essentiellement en dalles sur un beau rocher sculpté et de difficulté modérée dans le 5b/c max.
Aujourd’hui pour mon ultime montée de la saison 2025 sur le pré sommital du Mont-Aiguille, je suis accompagné par Gilles et Samuel.
C’est pour eux la découverte d’une montagne exceptionnelle, impressionnante et qui semblait au Moyen Age totalement inaccessible « Mons inaccessibilis, dans la langue de l’époque ».
Pour Gilles, montagnard-alpiniste de longue date, ce sommet manquait à sa liste de courses. Par contre, pour Samuel c’est sa première expérience, de l’escalade, du vide, des techniques d’assurance et de la descente en rappels !
Une journée qui restera un grand moment pour nous trois !
Le Mont-Aiguille depuis les Rochers du Parquet avec un tracé indicatif de Taureau_Magie !
L’ouverture d’une nouvelle voie au Mont-Aiguille est plutôt rare et provoque chez le grimpeur l’envie irrépressible d’aller voir !!! Dès que je l’ai su, j’en ai parlé à Alexandre et nous avons rapidement bloqué une date en croisant les doigts pour qu’il fasse beau. Seul bémol, des températures proches du zéro ont corsé l’affaire. Heureusement qu’il n’y avait pas de vent ! On a eu vraiment froid aux pieds et de belles onglées. Nous avons commencé à grimper à 8h30 dans un brouillard peu épais, puis nous sommes passés délicieusement au dessus de la mer de nuages vers 10h30 ! Magique !
La voie se déroule en face ouest. Il y a 2 parties bien distinctes : la première débute par de magnifiques fissures et remonte l’intégralité de la Tour du Taureau sur cinq longueurs. La deuxième au cheminement astucieux alterne éperons, dalles et murs raides également sur cinq longueurs et croise la sente horizontale de l’Arche qui marque la fin des difficultés obligatoires de la face ouest.
En effet depuis cette sente on rejoint facilement, les mains dans les poches, le pré sommital ou le couloir de descente et les rappels. Au dessus de la sente deux ultimes longueurs mènent au sommet. Du coup, avec nos doigts de pieds martyrisés par la froidure matinale et un train à prendre pour Alexandre, nous avons enchainé directement la descente en compagnie de mon ami Steve que nous avons retrouvé à l’Arche ! Le rocher est globalement excellent à part quelques courtes sections émiettées qui font tout le charme d’une escalade au Mont-Aiguille ! Difficulté : 12 Longueurs – TD Plusieurs longueurs en 6a/6b et une en 6b+ Passage obligatoire 6b
A noter le franchissement d’une faille impressionnante entre la Tour du Taureau et la paroi proprement dite du Mont-Aiguille facilité par une chasse d’eau !
Au final Taureau-Magie est une superbe voie à découvrir absolument. Je remercie chaleureusement les ouvreurs pour ce beau cadeau !!!
Et puis merci une fois de plus à toi, Alexandre, de sortir l’ancien et d’avoir mené la cordée tout du long !