Face nord des Grandes Jorasses (4208m) – Éperon de la Pointe Walker – Massif du Mont-Blanc – 24 août 2016

La face nord des Grandes Jorasses est l’une des 3 grandes faces nord des Alpes avec celles du Cervin et de l’Eiger.
C’est une gigantesque muraille de 1200m de haut.
Avec mon fils Clément, nous avons profité de l’anticyclone et des bonnes conditions de la paroi en cette fin août.
Nous choisissons l’éperon de la Pointe Walker qui est l’une des ascensions les plus célèbres des Alpes.
La Walker est une grande course mixte très engagée, la retraite est délicate.
Dans cette immense paroi, la recherche de l’itinéraire n’est pas évidente.
– 37 longueurs
– Engagement : VI
– Cotation de l’ensemble ED-
– Cotation libre obligatoire : 6a
La voie est réalisable dans la journée, mais la plupart des cordées bivouaquent dans la face.
Avec Clément nous nous sommes levés à 1h du matin et avons quitté le Refuge de Leschaux à 1h30 pour arriver à 4h30 à la rimaye.
A 19h nous étions au sommet.
La descente par la voie normale en versant sud de la Pointe Walker, jusqu’au Refuge Boccalatte, est longue et complexe sur des glaciers très ouverts et chaotiques.
A 1h nous arrivons enfin au refuge et je suis en miettes…
Merci à mon fils de m’avoir guidé et permis de réaliser ce rêve.
Merci aussi à ma cheville à peine remise d’une méchante entorse.
On a aussi beaucoup pensé à Matthieu le deuxième fiston de la famille avec qui j’ai vécu tant de belles aventures en montagne.

L’Obiou – Massif du Dévoluy – 3 août 2016

Et trois Valbonnétins de plus sur l’Obiou, sommet majestueux et emblématique du Sud Isère, point culminant (2789m) du Massif du Dévoluy .
Une première pour Nicole et Sophie.
Pour atteindre la cime depuis le Col du Petit Obiou,  Nicole et Marie- Pierre sont montées par la voie normale escarpée et délicate, tandis que Sophie, Eric et Michel sont passés  par les mythiques Chatières, où certes il faut avoir la forme, mais surtout de ne pas avoir trop de formes…
Retrouvailles au sommet, tour d’horizon, photos, casse croute et descente tous les cinq par la voie normale.
Carton plein avec pour bonus d’une grotte englacée!!!

 

Aiguille Verte – Versant Nant Blanc (face nord-ouest) – Massif du Mont-Blanc – 8 et 9 juillet 2016

L’Aiguille Verte (4122m) est l’une des plus belles montagnes de l’Arc Alpin.
Située dans le Massif du Mont-Blanc, la gravir est le rêve de beaucoup d’alpinistes.
Aucune voie d’accès n’est aisée et en redescendre par le Couloir Whymper, sa voie normale (orientée Est), est souvent long et délicat.
Avec mon fils Matthieu en 1997, nous gravissons sa face-nord, skis sur le sac, par le Couloir Couturier, long toboggan de neige et de glace de plus de mille mètres de hauteur.
Nous descendrons par le Whymper à skis pour Matthieu et à reculons pour moi !
Le versant Nant-Blanc de l’Aiguille Verte qui domine la Vallée de Chamonix, est incontestablement le plus sauvage et le plus haut avec 1300m de dénivelé.
La descente à ski du Nant-Blanc est considérée comme la plus mythique des Alpes.
C’est ce versant aujourd’hui qui nous intéresse, avec un superbe itinéraire direct à l’aplomb de l’Aiguille Sans-Nom (3982m), parcouru par mon fils Clément et Julien son grand ami.
Tous deux sont guides et entre deux engagements, ils se sont offert des vacances !
Dans le bas de la face ils ont remonté le bastion rocheux de la voie Gabarrou-Silvy, sur 8 longueurs magnifiques.
Ensuite ils ont aménagé un bivouac confortable en taillant dans la neige une bonne plateforme.
Le lendemain ils ont rejoint par des pentes de neige et de glace la goulotte « Mohr Marsigny« , puis par des passages rocheux le sommet de l’Aiguille Sans Nom.
De là, ils ont suivi la spectaculaire et photogénique Arête Sans Nom jusqu’au sommet de l’Aiguille Verte.
Les conditions de neige étant bien ramollies en face est, ils ont descendu en rappel la rive gauche du Whymper en 4h.
Cette belle aventure tout en images ramenées par Julien et Clément :

 

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Col du Sélé – Massif des Écrins – 15,16 juillet 2016

Quatre jeunes apprentis montagnards découvrent les joies de l’Alpinisme :

      • Montée au Refuge du Sélé 2511m
      • Nuit dans des bas-flancs sous les couvertures qui grattent
      • Réveil à 4h
      • Petit-déjeuner « ricrac »  (bol de chocolat + 2 tranches de pain + 1 mini confiture + 1 mini beurre + 1/2 verre de jus d’orange)
      • Départ à la frontale
      • Approche dans la caillasse
      • Mettre les crampons
      • Marcher sans se prendre les pieds dans le pantalon et la corde
      • Arriver au Col du Sélé (3283m) ou il n’y a même pas un MacDo !!!
        Mais que c’est beau la haut !!!

Ensuite, le plus dur reste à faire, avec l’interminable descente dans la vallée et ses 1850m de dénivelé.
Au final, les enfants à peine arrivés au camping sont repartis aussi sec jouer au ballon : increvables !
Quant aux grands-parents, après cette descente XXL, ils ont terminé en miettes !

La preuve en images :

 

 

 

Aiguille de Laisse – Massif des Rousses – 9 juin 2016

Nous étions partis dans l’idée, comme l’année dernière, de terminer la saison par le Pic de l’Étendard.
Mais c’était sans compter avec la météo  imprévisible de ce printemps.
En quittant Valbonnais le ciel était pourtant bien dégagé. Mais, à notre arrivée au Col de la Croix de Fer à 7h, patatras, une imposante mer de nuages débordait déjà de la Maurienne !
Une heure plus tard nous étions en haut de la crête qui domine le Refuge de l’Étendard dans les nuées.
Au refuge, le ciel s’est un peu dégagé laissant entrevoir l’Aiguille de Laisse.
Nous changeons donc d’objectif pour ce petit sommet (2879m), qui fait partie de la longue arête nord qui descend de l’Étendard.
(Pic de l’Étendard, Cimes de la Barbarate, Cimes de la Cochette, Dôme de la Cochette, Aiguille Noire et Aiguille de Laisse aussi appelée Roc de la Balme)
A la cime, le ciel est changeant avec de belles éclaircies, un vent soutenu et une magnifique vue sur les eaux turquoises du Lac de Grand Maison.
Les hauts sommets par contre restent dans les nuages.
Nous rejoignons rapidement, dans une neige qui demande du soin, le refuge non gardé et sa terrasse accueillante.
Casse-croute puis remontée à la crête pré-citée et descente à skis agréable jusqu’à la piste qui ramène à flanc au Col de la Croix de Fer.
Encore beaucoup de neige pour la saison,  bien pourrie sous le sommet et agréable à skier à partir du refuge.
Et maintenant : à la saison prochaine…