Malgré le déficit en neige généralisé sur nos montagnes, nous avons été surpris de pouvoir partir skis aux pieds.
Après l’approche qui suit la courbe de niveau, nous abordons les pentes soutenues de la Combe du Grand Renaud jusqu’à déboucher à la base de la Crête de Rochail sous le Petit Renaud.
Encore une fois les crampons « en fond de sac » ont été utiles pour les 50 derniers mètres.
Descente dans une neige bien changeante, mais dans une belle ambiance.
Avec Pierre-Henri nous étions partis pour faire la cascade des Valseuses et son magnifique cigare. Mais pendant l’approche j’ai commis une pitoyable erreur d’aiguillage ! A ma décharge, si la plupart des cascades de la Grave sont perchés à l’aplomb d’un couloir de neige bien visible, pour les Valseuses il faut grenouiller dans la forêt !
Pour finir, nous avons croisé une petite cascade « Les mauvaises années » bien adaptée à l’initiation avec ses quelques ressauts peu soutenus et les relais sur arbre. Après nous avons rejoint rapidement sa voisine, la cascade du Pylône et ses deux sublimes longueurs dans le 80/85.
Et tout en haut, à 20 mètres du relais, j’ai encore une fois cassé le fil avant de mon crampon droit !
Pas facile de trouver des balades en cet hiver 2023. Au départ du Col du Festre, nous avons porté les skis une dizaine de minutes avant de trouver la neige. Après la montée au Collet et la descente dans le vallon des Aiguilles, notre objectif était plutôt de monter au sommet du Haut Bouffet. Pour rejoindre la crête du Vallon défendue par un passage raide en neige dure, les crampons étaient indispensables. Étant le seul muni de crampons, je suis monté sans les copains au sommet. Ils ont rejoint le Col des Aiguilles et nous nous sommes retrouvés à la descente.
Une journée cascade de glace bien remplie dans un cadre extrêmement sauvage au départ du petit village de Molines en Champsaur, niché au bout du monde, là où la route s’arrête !
L’approche, une bonne heure, s’est faite au pas de course, mené par Lucien le local de l’étape encore mal remis d’une blessure au quadriceps !!! Nous avons traversé le torrent de la Muande après le village et nous avons suivi le sentier du Roy jusqu’au torrent gelé qui empêche de continuer la randonnée si on n’est pas équipé de crampons : c’est là le départ !
La grimpette commence par un ressaut à 60/70 sur une longueur de corde en guise d’échauffement. Puis on continue une bonne vingtaine de minutes en mode « ruisseling raplapla et pénible» pour ENFIN faire relais sur broches au pied d’une énorme masse de glace. C’est le fameux Rideau. Quelle beauté, quelle ambiance ! On le remontera sur 3 longueurs mais avec une glace extrêmement cassante, un supplice pour les mollets et les nerfs ! A la sortie nous avons fait un relais sur arbre.
Descente du rideau rive droite en 3 rappels. les 2 premiers sur arbre et le dernier sur lunule (abalakof). Puis un ultime rappel sur arbre après le ruisseling pour rejoindre le sentier.
L’arrivé au soleil à Molines a été un grand moment… La visite de l’auberge aussi, où un accueil chaleureux nous a été réservé. Le délicieux chocolat chaud qui nous a été servi n’a t-il pas été le meilleur moment de la journée ?
Je suis extrêmement reconnaissant à Lucien et Pierre-Henri pour avoir porté les cordes et supporté le septuagénaire !
La patinoire du Plateau de Bure juste en dessous de la Crête des Bergers
En ce mois de février particulièrement peu enneigé sur nos montagnes du sud-Isère, mais pas que, il y a une randonnée où l’on est à peu près sùr d’avoir de la neige, c’est de monter sur le Plateau de Bure par la Combe Ratin ! C’est une randonnée absolument magnifique qui débouche tout près de l’Observatoire du Plateau de Bure et de ses antennes paraboliques qui observent l’univers. A chaque fois j’ai l’impression d’être immergé dans un film de science-fiction. C’est un endroit fascinant loin du bruit et de la folie du monde !
Pour prolonger le plaisir on a le choix entre rejoindre les sommets débonnaires du Pic de Bure (2709m) sur la gauche ou celui de la Tête de la Cluse (2683m) sur la droite. Mais le froid polaire de ces dernières semaines et le vent ont transformé le plateau en une véritable patinoire. Nous nous contenterons d’atteindre au plus près la Crête des Bergers juste sous le sommet de la Tête de la Cluse.
Pour descendre nous choisissons de faire une boucle par le passage de la Fenêtre qui rejoint le haut du domaine skiable de Superdévoluy. Et enfin retrouver nuitamment notre voiture sur le parking du téléphérique de l’Observatoire !