Une escalade pas si facile, son nom est trompeur. Une voie soutenue, particulièrement dans les trois, quatre et cinquième longueurs qui remontent une section fort raide. 5c+ max, 5c obligé
Dans ce type de rocher tout en fissures, la végétation a férocement redémarré. Nous avons arraché, coupé, scié, nettoyé mais il en reste encore. Avis aux amateurs…
Quant au nom de la voie, je voudrais citer l’ouvreur Jean-Michel Cambon dans son excellent topo-guide de 2018 « OISANS NOUVEAU – OISANS SAUVAGE – Livre OUEST » à la page 98 :
» Que vive le Bas-Niveau. Que se multiplient les 5b/5c bien équipés, les passages sans pièges, les voies pas démesurément longues… Et que les chantres du 8 et du 9 aillent (se faire pendre) ailleurs !! Trop souvent, dans les revues, sur le Web, sont mis en exergue les réalisations de l’élite. De ce cirque médiatique, nous, les petits grimpeurs, on s’en fiche complètement ! «
Même pas peur propose une escalade plaisante et homogène sur un rocher presque vertical dans les 5 premières longueurs. A noter une magnifique fissure cheminée en 3ème longueur. Hauteur 160m pour 6 longueurs en 5c/6a max.
Mais avec Pierre-Henri nous n’avons pas seulement grimpé, nous avons aussi nettoyé certains passages envahis par la végétation. Ce petit entretien est nécessaire pour maintenir nos falaises en bon état. Cela demande peu de temps et quant au matériel, un sécateur, une petite scie égoïne pliable et un grattoir suffisent.
Petits outils pour l’entretien des voies
C’est avant tout grâce aux découvreurs de ce site et aux ouvreurs, Paul Arthaud, Gérard Guichardon, Pascal Huss, Fred Gaspard, Jean-Michel Cambon et j’en oublie peut-être ? que nous avons tout à côté de la maison, un magnifique terrain de jeu en grandes voies abordables (une trentaine) et bien équipées. Aussi n’hésitez pas à accrocher sur le baudrier à coté des dégaines ce petit matériel pour maintenir notre site en état, surtout lorsque la végétation redémarre.
Un parcours très ludique dans cette voie au tracé étonnant. L’ambiance y est particulièrement gazeuse !
Il est prudent d’avoir pour les deux longueurs de traversée entre les toits :
un kit de remontée sur corde pour chaque membre de la cordée
quelques petits friends ou marteau/pitons pour remplacer d’éventuels pitons manquants, ce qui fut le cas dans la 1ère longueur
C’était ma 6ème visite, de ce fou qui repeint éternellement son plafond ! Je l’ai parcouru en famille et avec des copains du Nord-isère et de la Matheysine. Un grand merci à Stéphane pour son enthousiasme et aussi pour avoir accompagné la personne à risque que je suis devenu…
Après une séance d’échauffement, en guise de reprise, dans la voie Cliffalibur à Presles avec mon fils Matthieu il y a 2 jours, je me sens prêt pour faire découvrir le Trident de Cognet à mon petits-fils Jules.
Dix ans, c’est l’age de tous les possibles, aussi quel plus bel objectif que de parcourir l’arête particulièrement éfilée du Trident par la voie « le Trident du Drac » avec son Papé !
Une journée bien frisquette, une escalade magnifique sur un rocher très adhérent, bien équipé et homogène dans un niveau 5c obligatoire.
Encore un un beau souvenir pour nous deux, merci Juju !
Presles a été pour moi à partir de 1975, et pendant une trentaine d’années, un peu comme ma résidence secondaire. J’ai eu la chance de suivre l’évolution de cette fantastique falaise et de répéter les nouvelles voies au fur et à mesure de leur ouverture, tout particulièrement celles de Bruno Fara. Certaines comme par exemple : les Lions Niais, l’Alcoologique ou la Nils ouvertes en 79, ont été peu parcourues ou sont tombées dans l’oubli….
Tout naturellement, j’ai fait découvrir l’escalade en grandes voies à mes filles et mes fils à partir de 7/8 ans en commençant par les Buis, la Grotte, le Nid d’Aigle et ainsi de suite. Depuis, le temps a passé et la place que j’occupais dans la cordée s’est de plus en plus inversée : de premier de cordée (une expression à la mode maintenant !) à celle de second de cordée. Mais qu’importe, l’envie et le plaisir sont toujours là.
Matthieu a escaladé pour la première fois Cliffalibur en 1985 à l’age de 9 ans. J’ai retrouvé de vieilles diapositives de notre cordée de 3, notre grand ami Philippe nous accompagnait. J’ai déposé ces antiquités dans la galerie photos. Aussi quel bonheur de refaire cette voie avec mon fils quelques 36 ans plus tard !
Je vous livre son compte-rendu :
« L’hiver semble avoir temporairement abandonné les Alpes… on a donc remisé les skis, bonnets et gants et ressorti chaussons, magnés et débardeurs. Pour ce week-end, on a choisi la voie Cliffalibur à Presles : une voie bien gazeuse (pour éviter les risques de contamination par « gouttelettes ») sur l’extrémité du secteur de Télébus (secteur limite en terme de distanciation avec plus de 10 voies sur 50 mètres de large…). Finalement on était seuls sur le secteur. La descente en rappel, frisquette et impressionnante dans la brume, nous a rappelé qu’on était encore en février… mais ensuite l’escalade s’est déroulée comme dans un plus bel avril. La voie très bien ré-équipée aura permis à l’ancien, agrippé aux dégaines comme à ses piolets, de rester dans ses sensations de cascade de glace 😉. Bref, le 28 février c’est encore l’hiver. »