Pas facile de trouver des balades en cet hiver 2023. Au départ du Col du Festre, nous avons porté les skis une dizaine de minutes avant de trouver la neige. Après la montée au Collet et la descente dans le vallon des Aiguilles, notre objectif était plutôt de monter au sommet du Haut Bouffet. Pour rejoindre la crête du Vallon défendue par un passage raide en neige dure, les crampons étaient indispensables. Étant le seul muni de crampons, je suis monté sans les copains au sommet. Ils ont rejoint le Col des Aiguilles et nous nous sommes retrouvés à la descente.
Une journée cascade de glace bien remplie dans un cadre extrêmement sauvage au départ du petit village de Molines en Champsaur, niché au bout du monde, là où la route s’arrête !
L’approche, une bonne heure, s’est faite au pas de course, mené par Lucien le local de l’étape encore mal remis d’une blessure au quadriceps !!! Nous avons traversé le torrent de la Muande après le village et nous avons suivi le sentier du Roy jusqu’au torrent gelé qui empêche de continuer la randonnée si on n’est pas équipé de crampons : c’est là le départ !
La grimpette commence par un ressaut à 60/70 sur une longueur de corde en guise d’échauffement. Puis on continue une bonne vingtaine de minutes en mode « ruisseling raplapla et pénible» pour ENFIN faire relais sur broches au pied d’une énorme masse de glace. C’est le fameux Rideau. Quelle beauté, quelle ambiance ! On le remontera sur 3 longueurs mais avec une glace extrêmement cassante, un supplice pour les mollets et les nerfs ! A la sortie nous avons fait un relais sur arbre.
Descente du rideau rive droite en 3 rappels. les 2 premiers sur arbre et le dernier sur lunule (abalakof). Puis un ultime rappel sur arbre après le ruisseling pour rejoindre le sentier.
L’arrivé au soleil à Molines a été un grand moment… La visite de l’auberge aussi, où un accueil chaleureux nous a été réservé. Le délicieux chocolat chaud qui nous a été servi n’a t-il pas été le meilleur moment de la journée ?
Je suis extrêmement reconnaissant à Lucien et Pierre-Henri pour avoir porté les cordes et supporté le septuagénaire !
La patinoire du Plateau de Bure juste en dessous de la Crête des Bergers
En ce mois de février particulièrement peu enneigé sur nos montagnes du sud-Isère, mais pas que, il y a une randonnée où l’on est à peu près sùr d’avoir de la neige, c’est de monter sur le Plateau de Bure par la Combe Ratin ! C’est une randonnée absolument magnifique qui débouche tout près de l’Observatoire du Plateau de Bure et de ses antennes paraboliques qui observent l’univers. A chaque fois j’ai l’impression d’être immergé dans un film de science-fiction. C’est un endroit fascinant loin du bruit et de la folie du monde !
Pour prolonger le plaisir on a le choix entre rejoindre les sommets débonnaires du Pic de Bure (2709m) sur la gauche ou celui de la Tête de la Cluse (2683m) sur la droite. Mais le froid polaire de ces dernières semaines et le vent ont transformé le plateau en une véritable patinoire. Nous nous contenterons d’atteindre au plus près la Crête des Bergers juste sous le sommet de la Tête de la Cluse.
Pour descendre nous choisissons de faire une boucle par le passage de la Fenêtre qui rejoint le haut du domaine skiable de Superdévoluy. Et enfin retrouver nuitamment notre voiture sur le parking du téléphérique de l’Observatoire !
Le Spectre de Boris est ENFIN grimpable et cela lui arrive à peu près tous les 5 ans. Pour nous c’est l’occasion de grimper à 10 minutes de la maison, marche d’approche comprise. Nous aurions même pu venir à vélo pour une « émission de gaz à effet de serre » quasi nulle !
La cascade est située en versant nord, dans les barres rocheuses au bas de la Combe de la Géline vers 950m d’altitude. Depuis le village d’Entraigues, prendre la route du Col d’Ornon et juste avant d’arriver à la hauteur de l’usine d’eau du hameau des Doras, on l’aperçoit. L’approche peut se faire directement à vue depuis une petite station de pompage située en bord de route une centaine de mètres avant l’usine ou depuis le terminus de la route qui traverse le hameau de Dessous la Roche.
Si la cascade est grimpable, la glace sur les premiers mètres du tube est fragile, elle manque d’épaisseur avec la présence d’un trou béant qui plonge dans les entrailles du monstre où l’eau du torrent s’engouffre.
La prudence s’impose et l’on grimpera cette section assurés du haut.
Puis après 2 longueurs de corde raplapla, nous débouchons dans un magnifique amphithéâtre.
Nous terminerons cette sortie « congélateur à tous les étages » par une escalade en diagonale, gauche / droite, de toute beauté.
Juste avant de basculer dans le versant nord entre le Piolit et le Clot du Rocher
Une sortie collective du CAF de la Mure en mode « tranquilou ». Nous quittons nos montagnes matheysines et valbonesques pour le Champsaur voisin plus enneigé. Notre objectif initial, le Col de Combeau versant sud, est lui aussi en déficit de neige ! Alors nous bifurquons facilement à Rouanne Haute pour les versants nord de la grande combe dominée par Fleurendon, les Parias et le Piolit. L’accès en est facile par une piste forestière bien enneigée.
Une partie du groupe vise le Piolit tandis que les autres skieurs s’arrêtent au col de la Pourrachière. Nous nous retrouvons à la cabane de la Haute Selle pour une descente bien caillouteuse !!!