Ski de randonnée
Raid à ski dans le Mercantour – 4 au 11 avril 2004

Situation géographique :
Le Parc naturel du Mercantour est le plus récent de nos trois parcs nationaux après la Vanoise et les Écrins.
Depuis 1987 il est jumelé avec le parc de l’Argentera (Parco naturale Alpi Marittime), qui le prolonge au delà de la frontière italienne et ce pour rationaliser la protection et la gestion de leur patrimoine naturel commun, comme par exemple des actions sur les espèces menacées, bouquetin ou gypaète barbu.
Le Mercantour s’étend de la vallée du Verdon jusqu’à la vallée de la Bévéra et est composé de 6 secteurs : Roya Bévéra (Tende), Haute Vésubie (St Martin-Vésubie), Moyenne Tinée (St Sauveur-sur-Tinée), Haute Tinée (St Etienne-de-Tinée), Haut Var (Entraunes), Haute Ubaye(Barcelonnette).
Le Massif du Mercantour est un espace de haute montagne tout proche de la Méditerranée.
Quelques sommets dépassent les 3000 mètres. Le point culminant est le Gélas (3143m), le pic de l’Argentera étant à 3297m.
Citons également le mont Ténibre (3031m) et le mont Clapier (3045m).
Les plus hauts sommets du Mercantour ont été gravis fort tard, bien après les sommets des Alpes du nord.
Sans atteindre la splendeur des paysages glaciaires des hauts massifs, le Mercantour possède l’immense avantage de rester très sauvage et authentique, à l’écart des « usines à ski » des Alpes du Nord !
En 6 grandes journées nous avons parcouru quelques unes de ces cimes, entre Haute Tinée et Haut Var et nous n’avons croisé personne, excepté au Mont Mounier le bien nommé.
Les participants :

Le déroulement :
- Samedi soir : arrivée à St Dalmas de Selvage (petit village au dessus de St Etienne de Tinée) après 5h de route depuis Bourgoin. Nous sommes hébergés dans le gîte d’Anne-Marie.
- Dimanche : le Mont Mounier depuis Roya (1499m). Remontée du vallon de Sallevieille (ça ne s’invente pas !) pour rejoindre l’épaule au pied de l’arête nord . Quelques pas d’escalades aériens mènent à la très belle croix sommitale (2817m). Dénivelé de montée : 1400 m. Retour par le même itinéraire.
- Lundi : le col de la Roche Trouée (2583m) et la pointe de la Côte de l’Âne (2916m) depuis St Dalmas de Selvage (1500m). Remontée du vallon de Gialorgues jusqu’au refuge du même nom, puis col de la Roche Trouée. Dénivelé de montée : 1100m. Descente en face nord par une belle pente raide en neige dure… pour rejoindre le haut du vallon de Sanguinière. Pause « casse-croute » : il est midi !!!!!! Une fois rassasiés, ascension par un vent d’une rare violence de la face ouest de la pointe de la Côte de l’Âne qui s’atteint par une fine et aérienne arête de neige suivie d’une escalade débonnaire de la pyramide rocheuse sommitale. Dénivelé total de montée : 1500m. Descente sur le vallon de Sanguinière pour rejoindre le hameau d’Estenc (1778m) au cadre enchanteur. Etape au relais hôtel de la Cayolle chez Axelle.
- Mardi : col du Colombier (2759m), Tête du Colombier (2789m) et Tête de Sanguinière (2856m). Remontée aux cabanes de Sanguinière (2049m), puis au col du Colombier par une pente large et bien raide. A gauche du col, montée à la tête du Colombier par une arête mixte facile. A droite du col, traversée par une belle arête de neige sur la tête de Sanguinière. Dénivelé : 1200m. Descente sur le col de la Braisse (2599m) puis le vallon de Sanguinière et le vallon du Bachelard jusqu’au gîte de Bayasse (1800m) chez Olivier.
- Mercredi : col de la Bonette (2715m), Cime de la Bonette (2860m), Pointe de Chaufrède (2686), col de Colombart (2539m). Remontée du vallon de la Moutière jusqu’à la cabane du même nom (2686m) d’où l’on rejoint le vallon de Restefond, puis le col de la Bonette. Deux options furent prises : un groupe rejoint le col de Colombart par le vallon de Chaufrède (dénivelé 1300m); l’autre groupe monte à la cime de la Bonette par une large épaule, puis traverse par une longue arête délicate… sur la pointe de Chaufrède (dénivelé 1100m) et rejoint l’autre groupe au col de Colombart (vous me suivez ?). Descente bien raide sur le vallon de Colombart, puis le vallon de Sestrière jusqu’à St Dalmas de Selvage.
- Jeudi : l’Alpet (2568m) par la crête du Content, puis la Baisse de Marseille (2518m) par encore une longue et belle arête et enfin, le Bec de Marseille (2743m), par une large face bien raide en neige très dure… Retour à St Dalmas de Selvage par le même itinéraire. Dénivelé pour l’Alpet : 1100m. Dénivelé pour le Bec de Marseille : 1500m
- Vendredi Saint : il neige… journée de transit où l’on retourne en voiture à Estenc dans la ferme auberge des Louiqs chez Gudrun (1700m).
- Samedi : nous projetions la cime de Pal (2818m). Par le vallon de l’Estrop on rejoint le terrible Entonnoir… puis la cabane de l’Estrop (2374m). On passe sous le col de Gialorgues pour rejoindre la Baisse de la Boulière (2629m). Mais la neige tombée pendant la nuit se transforme vite et la prudence nous fait renoncer à la Cime de Pal. Nous rejoignons la Tête de la Boulière (2708m) par une fine arête digne de Samivel. Retour par le même itinéraire. Dénivelé : 1100m
Puis on quitte Estenc à regret pour rentrer à la maison, mais on reviendra pour le Ténibre, c’est promis, Josette!
Nous avons passé ensemble une superbe semaine dans des paysages magnifiques. L’accueil dans les gîtes a été de très grande qualité. La nivologie était parfaite : bref que du bonheur !!!
Remerciements :
– Un grand merci à Josette et Marie-Pierre qui sont passées de la Silvretta au Mercantour en un temps record !
– Un grand merci également pour l’accueil exceptionnel qui nous a été réservé dans les gîtes :
– St Dalmas de Selvage chez Anne-Marie (04 93 02 41 61)
– Estenc : Relais de la Cayolle chez Axelle (04 93 05 51 33)
– Gîte des Louiqs chez Gudrun (04 93 05 54 22)
– Bayasse chez Olivier (04 92 81 07 31)
Raid dans les Hohe Tauern – Autriche – Avril 2002
Situation géographique :
Les Hohe Tauern sont la chaîne montagneuse qui borde au nord le territoire du Sud Tyrol et des Dolomites. Il comprend d’ouest en est, le Venediggergruppe et le Glocknergruppe. Cette région restée longtemps isolée a conservé son caractère propre et les villages leur fraîcheur primitive. Le Grossglockner (3798m), le plus haut sommet d’Autriche, domine de sa masse imposante les montagnes qui l’entourent.
Entre 2 massifs difficiles, le Grossglockner à l’est et les Alpes du Zillertal à l’ouest, les immenses étendues glaciaires du Grossvenediger sont sans doute les meilleurs terrains de ski de montagne du Tyrol Oriental. Pour y accéder, on suit la vallée de l’Inn jusqu’à Innsbruck puis on s’engage dans la vallée de l‘Oberpinzgau en empruntant le Gerlospass.
Les participants :
Le déroulement :
– Samedi soir arrivée à Krimml après 8h de route depuis Bourgoin.
– Dimanche après la traditionnelle séance photo de groupe devant l’hôtel Glockerhaus, montée au refuge Krimmler Tauernhaus.
Par un excellent sentier on remonte le verrou d’où jaillit l’imposante cascade, que l’on aperçoit derrière Bertrand et sa monture.. .
Puis par la longue vallée du Krimmler Ache
où nous admirons de magnifiques bergeries
,
on atteint le refuge Krimmler Tauernhaus
.
L’après-midi nous monterons au Rainbachschegg
. Au total 1650m de dénivelé pour cette première journée.
– Lundi montée au Rainbachspitz
en passant par la Richter Hütte.
Du sommet nous traverserons sur la vallée du Windbach, rattrapés par le mauvais temps !
Au total 1600m.
– Mardi la météo nous cloue au refuge, la journée sera sous le signe de l’initiation :
– Cartographie / GPS encadrée par Jean-Noël
.
– Cascade de glace pour Pascal encadrée par Jérôme et Michel.
– ARVAS (Appareil de Recherche des Victimes des Avalanches) encadrée par Josette.
– Mercredi retour du « grand beau »
!
Montée au Krimmler Törl
et au Gamspitz
puis descente glaciaire par l’Obersulzbach Kees et remontée à Kürsinger Hutte face au Grossvenediger.
Ce fut la plus belle journée du raid : paysages de rêve, neige de cinéma
et 1600m !
– Jeudi montée au Grossvenediger
, arrivée au sommet sous un vent tempétueux
et seulement 1500m de denivellé.
Dix ans après notre première tentative, nous voici enfin sur ce sommet !!!
– Vendredi montée au Keeskogel
, puis interminable descente dans la vallée par le vallon de Sulzbach.
Nous retrouvons les bergeries comme dans la vallée du Krimmler Ache.
Retour à Krimml par le petit train de l’Oberpinzgau
.
– Samedi on quitte à regret Krimml
pour rentrer à la maison…
Nous reviendrons !!!
Petit lexique :
– Un sommet se nomme Kopf, Kogel ou, s’il est plus pointu Zaun ou Spitze (la pointe)
– Un glacier : Kees ou Ferner
– Un col : Scharte, Törl, Joch ou Tauern
– Un refuge : Hütte; mais aussi Haus, Hof (ce sera plutôt une auberge ou un refuge privé) ou Biwak !
– Un alpage : Alm
– Une Vallée : Tal
– Un ruisseau : Bach
– Une cascade : Wasserfall
– Une avalanche : Lawine
