Après le VTT couplé avec la randonnée pédestre à la Tête de la Grisonnière, nous nous essayons, neige oblige, au chien de traineaux couplé au ski de randonnée sur les pentes du Grand Serre.
Un sommet facile dans un cadre exceptionnel entre les massifs du Vercors et des Écrins.
Une journée froide, sans vent, sans nuages et sans « touchettes » !
Encore une voie dure et bien physique pour un grimpeur vieillissant comme moi.
Mais le plaisir est toujours là, dans cette fantastique falaise de Presles.
Aujourd’hui nous avons eu chaud juste ce qu’il faut, alors qu’il y a une semaine, les températures étaient vraiment trop froides. Quel contraste !
La voie c’est :
200m verticaux sur 7 longueurs à dominantes athlétiques avec quelques passages déversant dans un rocher rouge, correct à excellent.
TD+, 6c+max, 6a+ obligatoire
La traversée en 6c+ de la 6ème longueur n’est pas évidente du tout et demande une certaine habitude du tire-clou horizontal (une gestuelle appropriée du pendule peut s’avérer utile)…
Encore une très belle voie ouverte par Bruno Béatrix au printemps 2004.
Merci aussi à François qui encore une fois a grimpé comme un champion et à tendu maintes fois la corde sur son second !
La Tête de la Grisonnière (2545m) bien visible de la Mure, est un sommet aérien rattaché au massif du Taillefer.
C’est une belle randonnée qui se fait à pied mais aussi quand les conditions sont là, en raquettes ou en skis de randonnée.
Le départ classique se fait depuis le village d’Oris en Rattier en versant sud.
Aujourd’hui nous partons des Everras pour remonter le versant ouest.
D’abord en VTT nous suivons une piste bien roulante sur 550m de dénivelé.
Puis à pied nous traversons la combe Chatain et la combe Linière pour rejoindre la longue croupe qui mène à l’arête rocheuse sommitale.
Cette croupe longe les à-pics de la face nord de la Grisonnière qui plongent sur le Rif Bruyant.
Quel contraste entre ces deux versants !
A total 1600m de dénivelé.
Une très belle ambiance avec, en cette fin novembre, la lumière sublime du soleil couchant.
Pour une fois le micro-climat de Presles n’a pas frappé.
De perfides nébulosités venues du nord-Isère, nous ont privés d’une journée ensoleillée.
Bilan, une grosse caillante pour grimpeurs maniaco-compulsifs.
Ludo, heureux habitant des Hautes-Alpes et peu habitué aux froidures iséroises, a survécu grâce à sa doudoune et à ses 2 bonnets sous le casque qui lui ont évité le pire ! Topomaniaque est une ancienne et magnifique voie, certes un peu patinée, très verticale et qui propose tous les styles d’escalade : dalles, fissures, dièdres, surplombs, traversées.
Difficulté : 6b+ max, 5c obligatoire, équipement distant, sur 8 longueurs
Cerise sur le gâteau, sur le haut de la paroi nous avons croisé le maitre des lieux « Daniel » et son ami Philippe.
Avec Daniel, c’est le partage de 15 ans d’alpinisme, mais aussi de grimpe essentiellement dans cette mythique falaise de Presles.
Merci à lui !
Tout d’abord je tiens à remercier Francine qui m’a donné envie de retourner à la Dent du Géant, 44 ans, après ma première visite du Massif du Mont-Blanc.
Ce matin là, de très bonne heure, avec mon compagnon de cordée de l’époque, nous avions parcouru les Arêtes de Rochefort en aller-retour jusqu’à l’Aiguille éponyme.
Puis en fin de matinée nous avions gravi la Dent en suivant les grosses cordes de chanvre qui traçaient la voie jusqu’au sommet !
De nos jours, ces cordes ont été remplacées par d’autres moins imposantes, mais tout aussi inutiles.
En effet comme le dit le grand Gaston Rébuffat : « A 4000m il est bien plus fatigant de faire des tractions sur les bras que de grimper sur les pieds ».
Et je rajoute qu’elles sont glissantes et rendent la gymnastique périlleuse.
Samedi matin à 8h30, nous prenons, Ludo et moi, la première benne du téléphérique de Courmayeur (La Palud 1730m) qui nous monte au Refuge Torino (3375m) tout à coté du Col du Géant (3365m).
9h15 départ du Col du Géant en compagnie de 5 cordées franco-italiennes qui s’échelonnent sur la trace.
10h25 arrivée au pied du socle en rocher brisé
11h35 arrivée à la « Salle à manger » au pied de la Dent où nous faisons une pause casse-croute…
15h sommet
17h retour à la salle à manger en 4 rappels
Cela n’a pas été une partie de plaisir, car nous étions trop nombreux engagés dans les rappels, exercice accidentogène par excellence… Attente, imbroglio de cordes, ce furent les seuls moments désagréables de cette sublime journée.
19h arrivée au Refuge Torino à l’heure de la soupe.
Au final une très très belle course.
L’escalade de la Dent est merveilleusement aérienne sur un rocher magnifique.
Du sommet exigu, le panorama est sans exagérer l’un des plus beaux des Alpes avec l’immense versant italien du Mont-Blanc, la Combe Maudite et son Grand Capucin, les Aiguilles de Chamonix, les Drus, l’Aiguille Verte, Les Jorasses, etc…
Sans oublier les glaciers avec la Mer de Glace et ses anneaux.
Nous avons fait aussi de belles rencontres dont, cerise sur le gâteau, un papa et sa fille qui sont redescendus en parapente sur Courmayeur après un décollage spectaculaire depuis la « Salle à manger ».
Comme dirait mon ami Yves de Frontonas : « carton plein »
Encore merci Francine !
Le lendemain avant de redescendre dans la vallée, nous prolongeons notre petite aventure par la traversées des Aiguilles Marbrées.