Colère du Ciel – Vallée de la Romanche -Les Fréaux – 17 janvier 2017

Tout le monde en parle…
Une vague de froid exceptionnelle qui traverse la France ces jours-ci appelle à la plus grande vigilance.
Les personnes âgées qui y sont particulièrement sensibles, doivent éviter de sortir de chez elles en restant bien au chaud.
Mais peut-on aussi faire du sport quand les températures sont aussi basses tout en cumulant l’handicape du grand âge ?
La réponse est évidement NON !!!
Mais voilà, il y aura toujours des inconscients pour passer outre les conseils les plus élémentaires  de prudence.
C’est ainsi que 3 papys ont été aperçus dans une cascade de glace, excusez du peu, à plus de 1800m d’altitude, dans la Vallée de la Romanche, au lieu dit Les Fréaux, dans le Massif du Grand Oisans.
Une pure folie par des températures proches des -20 degrés amplifiées par un vent tempétueux  !!!
Après renseignements pris, il semblerait que ces casse-cous soient tous originaires d’une région rude, mais ô combien belle et attachante : le Plateau Matheysin.
Pour preuve de leur inconscience, ils sont passés au plus raide tout en brochant parcimonieusement !
Le détail de leur folle aventure :
– 300m de dénivelé
– 8 longueurs en 3+ / 4
– Variante de la 5ème longueur avec visite guidée de la grotte glacée (je précise : inclus dans le forfait de groupe !).
– Relais équipés pour descente en rappel

La preuve en images !

La Croupe de la Poufiasse – Vallée de la Romanche, les Fréaux – 11 janvier 2017

Comme évoqué dans l’un de mes articles, les découvreurs et ouvreurs de cascades de glace des années 80 étaient des poètes.
« Orgasme, Phantasme, Ectoplasme, Érection, Cagade, Obsession, Verges du Démon, Valseuses » et j’en passe…
Autant de jolis noms pour de belles lignes verglacées.
La Croupe de la Poufiasse… quelle élégance… est l’une des grandes classiques des Fréaux dans la Vallée de la Romanche.
Le monde appartenant à ceux qui se lèvent tôt », un départ aux premières lueurs du jour est le pré-requis indispensable pour ne pas avoir de cordées au dessus du casque !
Sinon s’abstenir….
Au menu : froid sibérien et glace cassante.
Grand beau temps très ensoleillé avec crème à bronzer pour ceux d’en face sur le Plateau d’Emparis !!!
Un second parcours pour Sylvain et entonnement une première pour François, grand amateur d’escalades exotiques…

6 longueurs, relais équipés pour le rappel, sur rochers ou arbres.
Cotations : IV / IV+ voire V à la sortie de la colonne, selon les conditions.

Merci à Sylvain pour sa contribution photos !

Et vivement la prochaine…

Cascades de Plancol – Massif du Taillefer – 4 janvier 2017

Deux jolies cascades, Passager Clandestin et L’Homme de l’Est, situées à l’aplomb de la face nord-ouest du Grand Armet.
Six longueurs au total, du 3+ au 4+ avec une glace souvent dure et cassante.
Ambiance sauvage dans ce vallon de bout du monde !
Descente sur lunule dans L’Homme de l’Est.
Un retour à la glace pour Steve après une pause de plus de 30 ans !
Et une lame de piolet HS pour François.
Une journée bien remplie !

 

Le Doigt et la Goulotte d’Astaroth – Mars 2015

La saison de glace avait démarré mollement par un mois de décembre et un début janvier particulièrement chauds.
En ce mois de mars, toutes les cascades de la vallée de la Romanche, situées en versant nord, sont pour la plupart toujours en excellentes conditions !
François, gai luron, franc du collier et solide montagnard, étonnamment, n’avait jamais grimpé à la Grave !
Cet oubli, cette coupable légèreté, je dirais même plus cette négligence sont désormais effacés  !
Notre gaillard a complété ce jour sa liste de course par le Doigt d’Astaroth et la Goulotte éponyme.
Il faut dire que notre diable rouge (reconnaissable à sa veste) est aussi à l’aise dans le maniement des piolets crampons que dans  l’ouverture des 12 bouteilles d’un pack de bières !

Mais plus que des discours : de l’action, des images  :

 

 

 

 

A bientôt sur les cimes.

 

Michel

 

 

 

 

 

Colère du ciel

Avec Patrick nous avions convenu de faire « Diabolobite » une cascade en grade V, qui les bonnes années propose un départ direct en V+.
Pour l’avoir parcourue 2 fois dans mes jeunes années, j’en garde malgré mon « Alzheimer » précoce, d’excellents souvenirs.
Après une dizaine de jours de gros froids j’étais persuadé que notre affaire serait en condition.
Que nenni : rien dans le départ direct et au dessus une draperie pendouillante à escalader les jours de grosse déprime amoureuse….
Mais fidèle au dicton « une de perdue, dix de retrouvées », nous voilà sauvés par la classique des classiques : « Colère du ciel » !
Les longueurs 5 et 6 sont les plus belles et de cotation IV en prenant au plus raide.
Comme toujours en cascade les difficultés rencontrées dépendent énormément de la qualité de la glace.
Pour exemple, au plus raide dans la cinquième longueur la glace était sorbet, donc plutôt facile, mais en contre-partie, nous avons étés gênés par une douche abondante !
Un comble, sous un ciel tout bleu !!!
Par contre dans la 6ème, pas de douche mais une glace cassante plus énergivore…
Tous les relais sont en place, descente en rappels dans la voie.

Cette journée pleine de surprises en images :

A bientôt sur les cimes

Michel