Cascade de Rif Bruyant – Massif du Taillefer – 9 février 2017

Douche à tous les étages au Rif Bruyant !
Ce jour-là, réchauffement oblige, une tenue canyoning aurait été plus adaptée.
Il y a longtemps que cette belle cascade m’intriguait.
Rarement formée, on l’aperçoit furtivement, depuis la route de La Mure à l’Alpe du Grand Serre, un peu avant le Hameau du Mollard.
Exceptionnellement, un gros cigare de 20m de haut se forme.
Il repose sur un large socle en forme de cloche.
A la fin de l’épisode de froidure du mois de janvier, le tube était en place, mais avec le redoux de ces derniers jours, il s’est écroulé.
Comme toujours il faut être là au bon moment.
Mais qu’importe, l’escalade du socle est, à elle seule, particulièrement sympa et mérite une visite.
Les impressions sont trompeuses, la grimpe qui s’annonçait pépère, s’avère délicate.
La première partie est raide avec une glace recouverte de neige croutée.
En haut sous la cloche, la pluie a transformé la glace en de fragiles feuillets, empilés les uns sur les autres.
Grimpe tout en douceur, très psycho sur une dizaine de mètres, puis ça se calme…
Aucun équipement en place.
Nous fabriquons 2 lunules pour la descente en rappel (45m).
Approche :
Depuis le Hameau du Mollard, emprunter le chemin du Rif Bruyant qui décrit une traversée, puis entre en sous-bois.
Ne pas prendre le pont qui traverse le torrent, mais poursuivre la montée tout droit jusqu’aux maisons en pierres de l’ancien Hameau de Rif Bruyant.
Une bonne centaine de mètres avant celles-ci, traverser à gué le torrent et monter à vue.
altitude (1150m)
Difficulté 3+/4 pour le socle et V pour le tube

Le Grand Galbert (2561m) – Massif du Taillefer – 12 février 2017

Au départ du parking de la Route du Poursolet située au dessus de l’Alpe du Grand Serre, le Grand Galbert est une longue longue bambée.
26 kms – 1385m de dénivelé
Le cadre est particulièrement sauvage.
Les paysages sublimés par des ciels changeants nous offrent une journée unique.
Cerise sur le gâteau, nous sommes loin des foules ce qui se comprend aisément.
Un grand merci à Richard et Michel, à l’initiative de cette longue et belle journée au bon air.

 

Le Tabor (2389m) – Massif du Taillefer – 11 février 2017

Aujourd’hui samedi, chassé-croisé sur les routes des stations de ski, entre les vacanciers de la 1ère semaine et ceux de la deuxième.
Bison futé a vu rouge !
Mais pas de stress ! en Sud-Dauphiné, les embouteillages on connait pas !.
Par contre que de monde sur LE sommet emblématique de la Matheysine.
Impossible de passer inaperçu, on croise du monde, on se fait la bise, on papote malgré un petit vent bien froid.
Toujours aussi beau, on ne s’en lasse pas.
Pour preuve :

Le Châtel ou Bonnet de Calvin (1937m) – Dévoluy – 2 février 2017

Le Châtel entre les gouttes…
Départ du point coté 1129 situé sur la piste forestière qui mène au Col de la Brèche (1655m) au dessus de Cordéac.
Temps sauvage avec un vent tempétueux au sommet.
Parcours  en boucle en passant par la cabane forestière nommée Chalet de Châtel.
Descente un peu délicate par le passage câblé à l’aplomb du Col de la Brèche.
Nous étions 4 et la parité respectée : Milène, Marie-Pierre, Didier et Michel.

Cascade du Pas de l’Aiguille – Vercors – 25 janvier 2017

La Cascade du Pas de l’Aiguille est vraiment une très belle cascade, située dans un environnement étonnant.
Nichée dans le creux d’une raide paroi au rocher délité, elle fait face au Mont-Aiguille.
Bref : une ambiance unique.
Je l’avais déjà parcourue juste avant le Réveillon du 31 décembre 1996 avec Yves, puis le lendemain du Jour de l’an 2002 avec Brigitte et Jacques.
Cette-fois-ci, après toutes ces années, j’y retourne en réversible, avec François grand connaisseur du Pas de l’Aiguille qu’il a parcouru de nombreuses fois.
A cette occasion il me fait découvrir 2 relais sur pitons bien confortables situés en rive gauche, alors que je faisais à mon époque préhistorique, tous mes relais sur broches !
Le charme fou de l’activité cascade de glace, à forte dominante sado-maso, est de ne jamais avoir les mêmes conditions à chaque sortie.
François attaque la première longueur par 8 mètres verticaux très stalactités et bien psycho : ça démarre fort !
La suite est un peu plus simple, mais encore longue jusqu’au premier relais.
Dans la deuxième longueur, sous la douche et avec les lunettes trempées, je remonte un pilier redressé.
J’arrive enfin au relais les mollets en feu : sublime délivrance !
L’inconvénient de grimper en réversible est d’enchainer 2 longueurs à la fois et en glace ou l’on progresse constamment sur les pointes avant des crampons, l’exercice est parfois douloureux.
Les longueurs suivantes un peu moins raides sont tout aussi belles..

Hauteur : 220m
Escalade soutenue
4+/5 pour les 2 premières longueurs
3/3+ pour les suivantes
(Cotations indicatives en fonction des conditions rencontrées)